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CLAUDE ALLEGRE, POLITIQUEMENT INCORRECT Voici précisément l’un des rares hommes politiques
français qui ose dire qu’il n’est pas d’accord, et qui sortira peut-être
les Français de l’hypnose dans laquelle ils ont été plongés par les
docteurs écologistes. Nous avons évoqué la semaine dernière son dernier
livre « L’imposture climatique ou la fausse écologie » (édité
chez Plon) dans le cadre de la croisade des « climato-sceptiques »
qui commence à ébranler l’opinion publique, après l’échec de Copenhague
et les soupçons qui pèsent sur le GIEC. Claude Allègre a donné une longue interview à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles (25 février). Ses arguments commencent à être bien connus : le réchauffement de la planète n’est pas scientifiquement prouvé, son origine n’est sûrement pas humaine, et le CO2 n’est pas une cause significative de l’effet de serre, les mesures prises (par Kyoto ou Grenelle) sont inefficaces et ruinent la croissance économique. Mais Claude Allègre ne fait pas seulement étalage de son expertise scientifique. Il dénonce aussi la philosophie nihiliste qui est derrière les écologistes : « Un pays qui n’assure pas l’idée du risque n’avance plus. Le risque c’est la vie », et de dénoncer les marchands de peur : ils nous ont vendu le bug de l’an 2000, la vache folle, la grippe H1N1 et ont imposé le principe de précaution. Le ralliement de la droite aux thèses de l’écologie est une erreur politique. D’abord parce que les verts sont idéologiquement suspects, « La fin du communisme a laissé un vide idéologique et tous les protestataires se sont reconvertis dans l’écologie », ensuite parce que l’on ne maîtrisera jamais ces idéologues : « Sarkozy a fait une faute politique majeure en pensant qu’il réussirait à les séduire. Il n’y arrivera jamais. En revanche, en les promouvant il va probablement assurer la défaite de Valérie Pécresse en Ile de France ». Dans le livre de Claude Allègre on trouve aussi cette phrase : « En Europe, le seul chef d’Etat à avoir courageusement pris parti contre les thèses du GIEC – avec un livre très documenté à l’appui – est le président tchèque Vaclav Klaus ». On vous l’avait bien dit. Le 10 Mars 2010
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