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LE CARNAVAL CONTINUE EN GRECE ET EN ESPAGNE La semaine dernière, l’éditorial de Jacques Garello indiquait qu’il était temps de mettre fin aux amusements du carnaval, et de retrouver la voie de la réforme véritable, celle qui diminue le rôle de l’Etat, les dépenses publiques et l’endettement. Il semblerait que Grèce et Espagne ne veuillent pas se rendre à la réalité. Les deux compères socialistes Zapatero et Papandreou avaient fait quelques vagues promesses, mais ils ont été dépassés par leurs troupes, et de violentes manifestations se déroulent actuellement dans ces deux pays. Comme il n’y a pas de retour au calme dans l’Euroland, notre monnaie européenne a enregistré une nouvelle baisse, qui rapproche des 1,33 dollar pour un euro, soit une dévaluation globale de quelque 8% en moins d’un mois. En Grèce, c’est la grève générale. Les syndicats des transports, de l’enseignement et de la communication rejettent le plan d’austérité qui a été la contrepartie de l’aide financière apportée par l’Union Européenne pour faire face à l’endettement public de l’Etat athénien. Les Grecs y voient la marque de l’ingérence étrangère. Ils ne se sont pas pleins jusqu’à présent des milliards d’euros dont ils ont bénéficié en provenance de l’Europe, ni de la clémence des autorités de Bruxelles à l’égard d’un pays qui ne respecte aucune des règles élémentaires de l’Europe. Comme le rapporte Figeco du 24 février, le leader du syndicat communiste Pame déclare : « Il faut dissuader Bruxelles de nous broyer et protéger nos droits acquis ». Ce qui a évidemment légitimé l’occupation de la bourse d’Athènes, et décidé d’une manifestation de grande envergure à la fin de la semaine. On ne sait si elle ne dégénèrera pas, comme tant de fois dans le passé. Il semblerait pourtant que, pour l’instant, l’opinion publique soit encore derrière le gouvernement. Quant à l’Espagne, en dépit
d’un taux de chômage de 20%, les manifestations « préventives »
se déroulent contre la réforme des retraites. Le gouvernement a annoncé
un recul de l’âge de la retraite de 65 à 67 ans, dont les syndicats
ne veulent pas, mais que refusent aussi les trois quarts des Espagnols.
Ce n’est évidemment pas en France que l’on aurait une telle opposition.
Il est vrai que chez nous il y a priorité aux régionales. Le 3 Mars 2010
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