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DU RECHAUFFEMENT A LA GLACIATION Dans nos colonnes, nous n’avons jamais prêté le moindre crédit à la thèse du réchauffement climatique. Dès la conférence de Rio en 1992 nous avions repéré la manœuvre de ceux dont les rêves idéologiques s’étaient effondrés en même temps que le mur de Berlin : il fallait détruire le capitalisme et s’opposer à la mondialisation au nom du « développement durable », dont l’expression et le concept ont été lancés par des rouges peints en vert. Le protocole de Kyoto était une nouvelle attaque globalement manquée contre le libre échange et la libre entreprise, mais suffisante pour impressionner quelques esprits faibles, hélas au pouvoir dans plusieurs pays – à commencer par le nôtre. L’affaire a été poussée à son paroxysme avec Al Gore, ses films de propagande, relayés en France par Hulot, Artus Bertrand, et l’ineffable Grenelle de l’environnement. Patatras : plus vite que les glaciers de l’Himalaya, le réchauffement a fondu en quelques semaines. Copenhague avait déjà été un mauvais présage. Maintenant, c’est une certitude : on a enfin le droit d’être climato-sceptique sans passer pour un réactionnaire dangereux. Les médias ont l’art de dire tout et son contraire. Après le tout réchauffement, voici le tout scepticisme, en attendant le tout glaciation. L’ouvrage de Claude Allègre a évidemment fait grand bruit (bien que son insistance à incriminer le CO2 soit discutable), mais la plupart des grands quotidiens et hebdomadaires ont bien voulu reconsidérer les thèses des réchauffistes, et la télévision elle-même (FR3 Calvi, 13 février) s’est posée la question : « A-t-on surestimé le danger du réchauffement ? ». Un article dans Les Echos du 18 Février, une pleine page dans Le Figaro du 23 février, et jusqu’à l’Humanité du 19 février qui s’en prend au GIEC et reprend les positions de Vincent Courtillot. Il n’y a guère que dans les colonnes du Monde que le réchauffement a encore un avocat en la personne de Hervé Kempf (22 février) qui compare les climato-sceptiques à des propagandistes dignes de Hitler ou de l’Union Soviétique. La thèse du réchauffement apparaît enfin telle qu’elle n’a jamais cessé d’être : une opération politique destinée à répandre la peur dans le monde et à justifier un contrôle de l’économie mondiale par les Etats, ou par des législations et des institutions mondiales ad hoc. Nous avons été des pionniers dans la campagne de désintoxication en publiant en France (avec une préface de Jacques Garello) la traduction de l’ouvrage du Président tchèque Vaclav Klaus : « Une planète bleue en péril vert », éditée et promue par l’IREF. Le 3 Mars 2010
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