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Ce n’est naturellement pas ce qui se lit
sur un atlas de géographie. Mais c’est la pomme de discorde entre France
et Allemagne. Entre Paris et Berlin rien ne va plus sur le projet « d’Union
pour la Méditerranée » présenté par Deux rencontres franco-allemandes de haut
niveau ont été annulées en quelques jours et si Nicolas SARKOZY et Angela
MERKEL se sont rencontrés à Hanovre, c’est après avoir reporté le sommet
prévu au départ. Les Allemands ne cachent pas leur irritation sur un certain
nombre de dossiers, mais en particulier celui de l’UPM. Certes, le sujet n’est pas nouveau, et il
y a déjà eu des précédents, notamment dans le processus de Barcelone ;
initié en 1995, avec 11 pays de la rive Sud, un processus lourd, bureaucratique
et coûteux a été lancé. Mais le président Français veut faire du passé
table rase et a voulu imposer son propre projet, qu’il est allé présenter
de l’autre côté de Cela pose un premier problème, car pour
le gouvernement français, ce projet ne concerne que les pays du pourtour
méditerranéen, donc, sur la rive nord, l’Espagne, Voilà ce que les Allemands ne digèrent pas.
Au-delà de cette querelle franco-allemande,
le projet SARKOZY présentait à nos yeux un autre défaut majeur :
celui de raisonner d’abord en termes politiques, de rapprochements d’Etats,
de politiques communes, d’aides financière (c’est bien ainsi que l’entendaient
nos partenaires du sud de En revanche, si le projet SARKOZY était
celui d’une vaste zone de libre-échange (ce qui n’est pas le cas), unissant
Union européenne, Proche-Orient et Nord de l’Afrique, il n’y aurait aucune
objection, aucun conflit. C’est au fond le même débat que celui de l’entrée
de Paris a donc mis de l’eau dans son vin et
c’est ainsi que le sommet de l’UE à Paris (13 juillet) précédera celui
des pays riverains (le 14) alors que l’inverse était prévu au départ.
Restera la question récurrente : union politique ou union économique ?
Le 19 mars 2008
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