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Notre excellent confrère Valeurs Actuelles raconte cet épisode dans un dossier très documenté, intitulé « Après la MNEF, le MDE continue le combat ! », sous le plume de Eric BRANCA. Et l’on apprend dans cet article des choses passionnantes sur la gauche et sur la droite. Car la droite n’a pas cherché un instant, alors qu’elle en avait la possibilité, à casser le monopole de la MDE. Et la MDE le lui a bien rendu, puisqu’elle a été en pointe dans le combat contre le CPE ! Suivant l’arrêté de Martine AUBRY, la MDE est habilitée à « jouer dans les académies de France métropolitaine et d’outre-mer, le rôle de section locale universitaire et de correspondant des caisses primaires d’assurance maladie et des caisses générales de sécurité sociale ».Un détail : le MDE a les mêmes dirigeants que la MNEF, tous encartés au Parti socialiste. Valeurs actuelles précise que son président, Michaël DELAFOSSE, est membre de la tendance la plus radicale du parti, la Nouvelle Gauche, ralliée à Henri EMMANUELLI et formé à l‘école du si délicat Georges FRECHE. Or c’est le même DELAFOSSE qui a joué un rôle essentiel dans la mobilisation anti-CPE, aidé par le directeur général de la MDE, Jérôme SADDIER, secrétaire de la section PS de Villefranche-sur-Saône. Le même DELAFOSSE a écrit sur les fonds de la MDE, donc grâce à l’argent public récolté par les remises de gestion de la CNAM, 750 000 lettres prenant vivement parti contre le CPE, allant jusqu’à parler de conséquences nuisibles sur la santé, la précarité augmentant les phénomènes de stress et d’angoisse.… Valeurs actuelles s’étonne de n’avoir entendu aucune protestation ministérielle contre ce détournement des fonds publics à des fins politiques. Il est vrai que les gouvernements de droite, sans exception, n’ont accordé aucun appui aux mutuelles régionales opposées à la MDE –comme la Smerep à Paris, Vitavi dans la Sud-Ouest ou la MEP dans le Sud-Est, qui ont pourtant, toutes ensemble, plus d’affiliés que la MDE ! Celle-ci a toujours le monopole qui lui donne de nombreux privilèges, officialisant ses formulaires de prospection, « imprimés à des millions d’exemplaires, par l’estampille du ministère de l’éducation nationale ». (« Pour votre santé, choisissez le service public ! »). Ce qui n’empêche pas le MDE de traîner le ministre dans la boue ni le ministre de refuser aux autres l’habilitation nationale. Ignorance, masochisme ou aveuglement? Ne parlons pas des relais de la mutuelle socialiste dans les autres mutuelles (comme la MGEN pour les enseignants), qui pénalisent les parents si leurs enfants ont le culot de s’affilier à une « mauvaise mutuelle ». Politique très dissuasive. Les ministres de droite ont refusé de recevoir les mutuelles locales (comme Jack LANG bien entendu). Mieux encore, ajoute Valeurs actuelles, « quand en 2004 Laurent HENART, secrétaire d’Etat UMP à L’Insertion professionnelle des jeunes organise une consultation sur l’apprentissage, c’est à Michaël DELAFOSSE et à la MDE qu’il demande leur avis en priorité dans le monde étudiant ». Pas aux mutuelles locales. En remerciement ( !), le PS présentera contre lui lors des législatives partielles de 2005 un ancien de l’Unef soutenu par le président de la MDE. Cette « mansuétude » à l’égard de la gauche explique pourquoi la droit perd et continuera à perdre un nombre croissant d’électeurs, qui réfèreront s’abstenir, voire même émettre un vote de pénalisation. Ce qui s’est passé à propos du CPE est d’ailleurs révélateur. Le 30 Mars 2006
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