BASTIAT : PLUS QUE JAMAIS


La veille au soir, lundi 8 février, une autre réunion était organisée à l’initiative de Jacques de Guénin, président du Cercle Frédéric Bastiat des Landes (département d’origine du grand économiste français) et ancien administrateur de l’ALEPS. Avec Philippe Nataf, directeur de l’Institut Charles Coquelin, Jacques de Guénin présentait le premier volume d’une série appelée « Œuvres complètes ». Philippe Nataf, éditeur de l’ouvrage, rappelait l’immense contribution des économistes français du début du XIXème siècle à la science économique et à la pensée libérale, de Charles Coquelin à Bastiat en passant par Charles Comte, Dunoyer, Destutt de Tracy, Horace Say et Molinari. Jacques de Guénin retraçait les étapes de la redécouverte de Bastiat, principalement grâce à l’ALEPS, aux travaux pionniers de Raoul Audouin et Jacques Garello, à la publication des « Œuvres » par Florin Aftalion, puis « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas », avec trois éditions successives et une introduction sous forme de table ronde avec Alain Madelin, à la création du premier Cercle par Gilbert Fournier à Grenoble, puis la célèbre Université d’Eté du bicentenaire (2001) et la publication de ses actes « Aimez-vous Bastiat ?», sans oublier l’intérêt des instituts américains pour notre grand Français : Liberty Fund, Cato Institute et surtout FEE (Foundation for Economic Education) dont la particularité a été de recruter Ronald Reagan pour lire et diffuser les textes célèbres de Bastiat comme « La Loi » ou « l’Etat ».

Ce premier volume consacré à la vie de Bastiat a entre autres le mérite de donner une chronologie de la correspondance de Bastiat, et de retranscrire l’éloge funèbre rédigé par Gustave de Molinari. Au cours du débat qui a suivi les présentations de l’ouvrage, on a parlé de l’influence politique de Bastiat dans le monde entier, et encore aujourd’hui. On a également souligné l’importance de l’éthique chrétienne qui a inspiré Frédéric Bastiat, et son attachement au droit naturel et à la propriété. Si aujourd’hui les seules solutions sont libérales, on peut les trouver exposées de façon simple et rigoureuse par Bastiat. Bastiat : plus que jamais !

 

Le17 Février 2010

   
 

 

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