PAKISTAN : LA CHARIA POUR CALMER LES TALIBANS !


Tout le monde le sait, Obama en tête : une partie de la sécurité du monde se joue en Afghanistan. Bien que le nouveau président ait  été critique sur l’Irak, il a été en revanche très clair sur la nécessité de combattre les talibans et le terrorisme en Afghanistan.

Or, à la frontière de ce pays, se situe la poudrière du Pakistan. Le régime n’y est guère solide, les tensions avec l’Inde sont souvent dangereuses et, surtout, une large partie du Pakistan sert de base arrière aux talibans pour reconstituer leurs forces engagées en Afghanistan.

Dans le nord-ouest du pays les militants fondamentalistes sont très puissants et multiplient les opérations ; encore récemment, ils ont brûlé des écoles accueillant des filles (200 en tout). Or voilà que l’on a appris que le gouvernement pakistanais avait signé un accord de trêve avec ces groupes islamistes fondamentalistes, dont certains sont liés clairement aux talibans.

La pierre angulaire de l’accord : le Pakistan va imposer la charia dans le nord-ouest du pays !

Cela signifie que la loi coranique sera appliquée en tous domaines, et viendra se substituer au droit commun légal du Pakistan. C’est bien ce qu’exigent les talibans, ici comme ailleurs.

Il y aura une justice islamique, avec des religieux musulmans pour « conseiller » les juges. Il paraît que la population réclamait une « justice plus rapide », donc sans doute expéditive : grand progrès !  

Le porte parole des talibans a approuvé : « Tout notre combat a pour but la mise en œuvre de la charia. Si elle est vraiment appliquée, nous coopérerons vraiment ». Pour pouvoir coopérer il faut conserver les armes, évidemment.

Les Etats-Unis s’inquiètent maintenant de la situation, persuadés à juste titre que l’accord va permettre à Al-Qaïda de refaire ses forces pour intervenir plus fortement dans le pays voisin. Quant au marché consistant à échanger « la paix » (sur place, mais pas au-delà du Pakistan) contre la charia, c’est une négociation bizarre : on donne à l’adversaire ce qu’il attend !

Le 4 mars 2009

 

   
 

 

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