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La sollicitude des pouvoirs publics pour
notre économie est sans borne, et cet interventionnisme nous conduit
au mauvais classement dans l’échelle des libertés économiques, que
nous évoquons dans l’article de conjoncture cette semaine. Voici
une nouvelle pièce à verser au procès du dirigisme français :
un communiqué de « Communiqué
faisant suite à la réunion avec les organisations syndicales sur
la prévention et le traitement des restructurations. Le
Président de Au
niveau national, une série de réunions, une par secteur d'activité,
sera organisée par Mme Christine LAGARDE, ministre de l'économie,
de l'industrie et de l'emploi[…] Ces réunions permettront d'examiner
la situation économique du secteur, les prévisions sur les prochains
mois et les cas d'entreprises connus. Elles seront également l'occasion
de faire le point sur les mesures d'accompagnement social et de
revitalisation des bassins touchés ainsi que les dispositions permettant
d'anticiper les mutations économiques à moyen et long terme, en
particulier par la gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences
tant au niveau des branches que des bassins d'emplois. La première
réunion interviendra avant la fin du mois de janvier et sera consacrée
au secteur automobile. Le
Président de Le tour d’horizon « sur la situation
industrielle du pays » et sur la « prévention et le traitement
des restructurations » se fait avec les organisations syndicales,
CGT en tête, dont on connaît l’attachement viscéral au dynamisme
des entreprises. Il aurait été en revanche inconvenant d’en discuter
avec les entrepreneurs qui, eux, c’est bien connu, ignorent tout
de la situation industrielle du pays. Le schéma proposé est également
fort instructif : une réunion par secteur au niveau ministériel,
toujours avec les syndicats. Le détail de ce paragraphe montre qu’on
met en place une véritable usine à gaz, que l’on aurait appelé dans
d’autres régimes une planification. Comment appeler autrement un
organisme ministériel (et syndical) s’occupant d’anticiper les mutations
ou de gérer les emplois ? Enfin, comme cela ne suffit pas,
on reproduira « le même schéma » au niveau des départements,
cette fois autour des préfets, qui sont, c’est bien connu, les mieux
placés pour piloter économie et emplois. Voici qui va bien entendu
nous éviter une récession. Les syndicats, qui ne songent qu’à bloquer
l’économie, et les préfets, qui n’ont jamais vu une entreprise,
c’est quand même autre chose que faire appel à des entrepreneurs
ou mieux encore les laisser faire. Dans tous les pays du monde,
c’est bien connu, ce sont les préfets et les syndicats qui créent
les emplois. D’ailleurs Napoléon l’avait déjà dit : « Je
veux que les Français datent leur bonheur de l’instauration des
préfets ». Encore un ultralibéral, ce Napoléon. Comme Sarkozy.
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