LE PROBLEME DES RETRAITES ENFIN REGLE :

IL SUFFISAIT DE LES AUGMENTER…


Le Président de la République arrive à régler les problèmes en un tour de main. Pour les taxis : la question a été réglée en un instant. Voici que cette semaine notre Président s’est attaqué au pouvoir d’achat des retraités.

Bien entendu, il n’a pas remis en question notre merveilleux système de protection sociale : on en restera à la répartition, même si elle est la première responsable de la ruine progressive des retraités. Le Président a estimé que la mesure d’urgence consiste à augmenter les « petites retraites ». D’après les promesses faites, le minimum vieillesse devait augmenter de 25% au cours de la législature, et dès cette année de 5%. Mais on n’attendra pas la fin de l’année, et puisque le calendrier électoral le suggère, un coup de pouce immédiat sera donné : 200 euros tout de suite, versés au début du second trimestre, sans doute pour encourager les électeurs à voter en leur âme et conscience. Mais, en coulisse, on laisse entendre que cette largesse n’est en fait qu’une avance sur la hausse future, donc intégrée dans les 5% promis. C’est donc seulement un ajustement dans le temps.

Les réactions les plus surprenantes sont venues du monde syndical. « Qui va payer ? » demande par exemple M. CHEREQUE, de la CFDT : « Les politiques décident des cadeaux et on demande aux partenaires sociaux de trouver les financements ». Pour une fois, nous sommes au diapason des déclarations syndicales. Surtout après avoir entendu le Président dire il y a peu : « Les caisses de l’Etat sont vides ». Et le MEDEF d’aller dans le même sens : « Nous prenons acte de la hausse, mais il faudra trouver très vite les financements correspondants. Aujourd’hui on ne s’attaque pas aux déficits ». En effet : augmenter les dépenses, c’est une technique originale pour combler les déficits !

Mais il paraît que dès le mois de mai (les élections passées) on aura droit à la deuxième étape de la réforme des retraites. Seule indication connue : le Président a annoncé qu’il n’y aura « pas de chantier transversal sur l’assiette des cotisations ». Cela voudrait-il signifier que l’on ne changera rien au financement actuel du régime vieillesse ? Ce serait évidemment accepter le risque d’une explosion très prochaine.

Il est vrai que le Président est aussi sur d’autres chantiers : le plan « banlieues », la sidérurgie lorraine, la présidence de l’Union européenne. Ce qui est frappant dans cet activisme quotidien, c’est qu’il est assorti de solutions toujours étatistes. Et les solutions étatistes sont toujours accompagnées de dépenses publiques supplémentaires. Et que, tôt ou tard, les dépenses publiques finissent en impôts et cotisations. Manifestement, Nicolas SARKOZY a plutôt choisi l’Etat et non la liberté. Nous, nous faisons un autre choix de société : c’est la liberté et la responsabilité qui résolvent les problèmes, et pas l’Etat Providence.


 

Le 20 février 2008 

 
   

 

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