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IL SUFFISAIT DE LES AUGMENTER…
Le Président de Bien entendu, il n’a pas remis en question
notre merveilleux système de protection sociale : on en restera à
la répartition, même si elle est la première responsable de la ruine progressive
des retraités. Le Président a estimé que la mesure d’urgence consiste
à augmenter les « petites retraites ». D’après les promesses
faites, le minimum vieillesse devait augmenter de 25% au cours de la législature,
et dès cette année de 5%. Mais on n’attendra pas la fin de l’année, et
puisque le calendrier électoral le suggère, un coup de pouce immédiat
sera donné : 200 euros tout de suite, versés au début du second trimestre,
sans doute pour encourager les électeurs à voter en leur âme et conscience.
Mais, en coulisse, on laisse entendre que cette largesse n’est en fait
qu’une avance sur la hausse future, donc intégrée dans les 5% promis.
C’est donc seulement un ajustement dans le temps. Les réactions les plus surprenantes sont
venues du monde syndical. « Qui va payer ? » demande par
exemple M. CHEREQUE, de Mais il paraît que dès le mois de mai (les
élections passées) on aura droit à la deuxième étape de la réforme des
retraites. Seule indication connue : le Président a annoncé qu’il
n’y aura « pas de chantier transversal sur l’assiette des cotisations ».
Cela voudrait-il signifier que l’on ne changera rien au financement actuel
du régime vieillesse ? Ce serait évidemment accepter le risque d’une
explosion très prochaine. Il est vrai que le Président est aussi sur
d’autres chantiers : le plan « banlieues », la sidérurgie
lorraine, la présidence de l’Union européenne. Ce qui est frappant dans
cet activisme quotidien, c’est qu’il est assorti de solutions toujours
étatistes. Et les solutions étatistes sont toujours accompagnées de dépenses
publiques supplémentaires. Et que, tôt ou tard, les dépenses publiques
finissent en impôts et cotisations. Manifestement, Nicolas SARKOZY a plutôt
choisi l’Etat et non la liberté. Nous, nous faisons un autre choix de
société : c’est la liberté et la responsabilité qui résolvent les
problèmes, et pas l’Etat Providence.
Le 20 février
2008
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