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C’est fait. Après de longues tractations
et divers compromis, le Parlement européen vient d’entériner l’ultime
étape de l’ouverture à la concurrence des services postaux dans l’Union
européenne. Le processus avait commencé dès 1996 avec le principe d’une
ouverture progressive à la concurrence, qui a commencé pour les plis de
plus de Le parlement était déjà intervenu en première
lecture, pour faire un certain nombre de recommandations, et apporter
certains « assouplissements » à la concurrence. D’une part ils
ont accepté une transition un peu plus longue dans certains cas (petits
pays comme le Luxembourg, pays comportant de nombreuses îles à desservir
comme Ce compromis avait été validé en octobre
par les 27 ministres concernés et le Parlement européen vient de valider
définitivement l’accord. Comme c’était une deuxième lecture, et qu’il
s’agissait seulement de valider la position commune du conseil, le principe
était que le texte était adopté sans vote, sauf si des amendements étaient
déposés et adoptés. Ces amendements, essentiellement socialistes, réclamaient
des plans nationaux de financement du service universel avant toute mise
en place de la concurrence. Mais ils ont tous été repoussés par une large
majorité de députés (parmi les Français, la gauche a évidemment voté pour
les amendements retardant la mise en œuvre de la concurrence, mais aussi
Mme de SARNEZ, député du MODEM, qui sans doute n’aime pas la concurrence.
Ce secteur du courrier est stratégique,
car il emploie 5,2 millions de personnes en Europe et représente 88 milliards
d’euros de chiffre d’affaire : voilà un secteur essentiel (1% du
Pib à lui seul), enfin ouvert dans de brefs délais à une concurrence totale.
Notons que cinq pays sont la Finlande,
La seule réserve, mais elle est logique,
c’est que les Etats membres ayant totalement ouvert leur marché pourront
refuser d’accorder des licences d’exploitation aux sociétés ayant encore
un monopole dans leur pays : on ne peut pas vouloir rester en monopole
chez soi et aller concurrencer les autres entreprises ailleurs. Le Commissaire européen concerné, Charlie
McCREEVY, chargé du marché intérieur, s’est félicité de cette ouverture
à la concurrence, qui « permettra de promouvoir davantage l’innovation,
d’améliorer les services et de réduire les coûts », ce qui est
en effet la conséquence logique de la concurrence. De plus, le verrou
dit du service universel garantira que, même dans les zones rurales
les plus éloignées, le courrier sera distribué tous les jours ouvrables.
Cela prouve bien que le fameux « service public » peut parfaitement
être assuré par des entreprises privées et à meilleur prix. Il reste
encore, bien entendu, à faire entrer ce texte dans les droits nationaux :
on suivra avec intérêt la façon dont
Le 20 février
2008
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