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Dans le délire
écologique qui atteint non seulement la France, avec la perspective de courir
après les voix de Nicolas HULOT, mais toute une partie du monde, il est rare de
trouver quelques positions de bon sens. Voici celle de Claude Allègre, publiée
dans Le Figaro ; nous la citons d’autant plus volontiers que nous ne partageons
pas toutes les idées de cet homme certes de gauche, mais qui a su rester libre
et indépendant de la pensée unique. « Nous
sommes entrés dans la frénésie de l’écologiquement correct ». « Comme
il s’agit d’un mouvement qui enfourche les peurs millénaristes, on ne réfléchit
même pas, on avale tout ! Ainsi de nombreux candidats à l’élection présidentielle
ont-ils signé le programme de M. HULOT, sans même en analyser le contenu. « L’écologie ?
Sauver la planète ? On est pour ! ». « Or, lorsqu’on
lit le programme et qu’on réfléchit un peu, on est obligé de conclure que ce programme
est dangereux. Il est fondé sur l’idée de la décroissance économique, il dénature
le mot développement durable en prônant l’antidéveloppement, il tourne le dos
au progrès scientifique et social. Il s’appuie sur la peur, sur l’idée de culpabilité
de l’homme et en contrepartie sur la punition. ». « Il faut
cesser de paniquer. Le changement climatique est une réalité. Sa cause est peut-être
humaine ou naturelle, mais ce n’est pas ici le sujet du débat ; puisque,
suivant les « experts » eux-mêmes, les mesures prises aujourd’hui n’auront
d’effet que dans cinquante ans os’agit en un siècle
« que » d’un réchauffement possible de 2 à 3° et d’une élévation du
niveau de la mer de 30 à 40 centimètres ! Or, face à cela, on propose dans l’urgence de réduire de ¾ les émissions
de gaz à effet de serre. L’application d’une telle mesure conduirait mécaniquement
à créer en France 200 000 chômeurs par an. Il faudrait alors mettre en place
une politique de rationnement comme certains l’évoquent. Chaque Français aurait
droit à un voyage en avion et 2000 km en voiture à 40 km à l’heure par an !
La suppression de tous les chauffages au gaz et au mazout ». « Pendant
ce temps que feraient la Chine et l’Inde ? Il faudrait les convaincre de
modérer leur développement, dit-on ! On croit rêver. Si les Etats-Unis n’ont
pas signé le protocole de Kyoto, ce n’est pas parce que George BUSH est un cynique,
c’est parce que ce protocole est une pénalisation pour l’économie américaine estimée
à 370 milliards de dollars et un million de chômeurs (…) C’est pourquoi Bill CLINTON
ne l’a pas signé : à cette époque c’était lui le président et AL GORE le
vice-président ! ». Et ALLEGRE de
poursuivre son analyse cette fois à propos des OGM : symbole du catastrophisme
technophobe et son sous-produit, le journalisme d’épouvante. « Non seulement
aucun accident ou incident n’a été observé sur les OGM, mais ils constituent un
espoir immense non seulement pour l’agriculture mais aussi pour la médecine, pour
nos pays comme pour les pays sous-développés ». On pourra combattre les épidémies
et la faim dans le monde. « La philosophie
de M.HULOT est la même que celle qu’exprimait en 1970 le Club de Rome avec ce
slogan : « Halte à la croissance ». On sait ce que sont devenues
les prédictions. Mais plus encore cette stratégie est un danger pour la démocratie.
Une société du rationnement et de la régression économique serait refusée par
les citoyens. Il faudrait donc l’imposer et on sait où ont mené les sociétés qui
voulaient faire le bien des gens malgré eux ! (…) C’est en faisant entrer
l’écologie dans l’économie qu’on sauvera la planète et les hommes qui y vivent ».
Ce que nous appelons, nous, l’écologie de marché. Et ALLEGRE d’ajouter
« Vive l’écologie moteur de la croissance ! A bas l’écologie du déclin ! Comme
Claude Allègre nous sommes effectivement persuadés depuis des années que les problèmes
d‘environnement ne pourront être réglés que par la création de richesses, donc
par la croissance, et par les mécanismes du marché (droits de propriété en tête).
Ceux qui sont « écologiquement corrects », comme dit ALLEGRE, préfèrent
l’écologie politique, qui conduit au totalitarisme. L’écologie politique, c’est
la nouvelle réincarnation du marxisme, du planisme. Gérard BRAMOULLE parlait à
son propos de la « peste verte » Nos politiciens ont été contaminés :« Ils n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »
(La Fontaine). Le 13 février 2007
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