![]() | ||||||||||||
|
Cette information est pratiquement restée inaperçue des grands médias : les écoles familiales sont menacées. Il faut partir d’un droit fondamental, celui des parents dans l’éducation de leurs enfants. C’est une liberté essentielle, un droit imprescriptible. Si les parents choisissent de les mettre dans une école, ils doivent pouvoir choisir cette école (ce qui implique liberté scolaire, concurrence scolaire, fin de la carte scolaire) et les enseignants ne sont que les représentants des parents : ce n’est pas à eux d’imposer leurs idées ou leurs idéologies. Et, s’ils le veulent, les parents doivent pouvoir scolariser leurs enfants à domicile, seuls ou avec plusieurs familles. Ce qui compte, c’est la liberté de choix (écoles familiales, écoles hors contrats, écoles privées sous contrat, écoles publiques). Déjà ces libertés sont bien rognées, dans les écoles publiques, avec la carte scolaire et les programmes officiels, ainsi que le rôle central des enseignants et non des parents, mais aussi dans l’école privée sous contrat, soumise aux mêmes programmes. Ceux qui n’étaient pas contents de ce système pour leurs enfants pouvaient, s’ils le voulaient, choisir des solutions alternatives : école hors contrat et école familiale. L’une de ces libertés est peut-être en train de disparaitre. En effet, l’école familiale est en passe d’être interdite. Le prétexte en est la loi sur la protection de l’enfance et, dans ce cadre, la lutte contre les sectes, car il y avait, paraît-il, un risque de voir certaines sectes créer des écoles familiales regroupant plusieurs familles. Au nom de ce risque, sans doute réel, on supprime le problème en supprimant totalement cette liberté. Dans un premier temps, l’Assemblée nationale a réduit à deux le nombre de familles pouvant organiser ensemble la scolarisation à domicile de leurs enfants, ce qui évidemment limitait déjà considérablement la possibilité d’écoles familiales, puisqu’on ne pouvait plus dépasser ce seuil de deux familles (alors que jusqu’à maintenant la limite était fixée à 19 élèves). Des écoles familiales ayant dix ou quinze élèves pouvaient d’ailleurs évoluer vers des écoles hors contrat. Puis, en deuxième lecture, le texte est revenu au Sénat, qui a été encore plus sensible au rapport FENECH sur la lutte contre les sectes, en généralisant à partir d’un cas particulier. Les sénateurs ont interdit carrément l’école familiale, même avec deux familles, à la suite d’un amendement d’André LARDEUX. Désormais, on pourra continuer à éduquer seul son enfant, mais pas se regrouper, même à deux familles. Les sénateurs ont été unanimes, si ce n’est une timide protestation d’un sénateur qui voulait faire une exception pour les zones isolées de montagne, mais même cet amendement a été retiré. C’est l’Assemblée nationale qui tranchera en dernier ressort. Qu’on nous comprenne bien : nous ne voulons pas instaurer l’école familiale en modèle et encore moins en modèle unique. Nous voulons une véritable liberté scolaire, grâce à laquelle chaque famille peut élever ses enfants selon leur liberté et leur foi. Cela passe, comme nous l’expliquons dans notre guide du candidat, (www.guideducandidat.org ) par une école publique libérée (choix des professeurs, des programmes, des élèves, pas de carte scolaire), par une école libre sous contrat vraiment libre et non copie conforme de l’école publique, par des écoles hors contrat, mais accessibles à tous, comme les autres écoles, par le coupon scolaire ou chèque éducation, et par la possibilité d’écoles familiales, seuls ou à plusieurs. L’essentiel, c’est d’avoir un choix complet et de laisser chaque famille décider, car chaque famille, mieux encore, chaque enfant, est un cas particulier. Supprimer les écoles familiales, c’est un peu plus de liberté scolaire qui s’en va. Et pendant le même temps, certains candidats aux présidentielles proposent de rendre obligatoire la scolarité dès l’âge de trois ans…A quand le retour au SPULEN (Service public unifié et laïc de l’éducation nationale) ? Le 22 février 2007
| ||||||||||||