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ONU : vous connaissez. Mais voici maintenant
le grand projet, la grande idée. De Nicolas HULOT à Jacques CHIRAC en passant
par Alain JUPPE et la plupart des candidats, tous nos écologistes français, de
droite comme de gauche, veulent leur ONUE : Organisation des Nations Unies
pour l’Environnement. Nous avions craint que la campagne de dévoie
une fois de plus, et s’attarde sur des sujets médiatiques pour masquer les vrais
problèmes économiques, sociaux et juridiques de notre nation. En 2002 c’était
la sécurité (on a eu les radars sur les autoroutes), en 2007 nous pourrions avoir
l’écologie. Toujours la peur : dans la rue (elle est réelle), pour la planète
(c’est à voir). L’empressement de dix candidats autour des bouffonneries de Nicolas
HULOT est assez pitoyable. Nous allons voir s’ils sont tous aussi unanimement
empressés pour restaurer les libertés individuelles et publiques (nous aussi nous
avons des cartes d’électeurs, et même une certaine audience !) Jusqu’à présent seule la gauche avait contracté cette maladie de « l’écologie politique », cette hérésie qui consiste à mettre l’environnement sous la garde des pouvoirs publics qui ne peut évidemment agir qu’en multipliant taxes et règlements. Mais depuis plusieurs années Jacques CHIRAC fait dans l’écologiquement correct, et ne jure que par les taxes écologiques. Il a finalement contaminé SARKOZY et BAYROU, de sorte que tout le monde surenchérit sur les Verts et les Rouges, et même sur Nicolas HULOT ! Dans cette surenchère une nouvelle étape vient d’être franchie. Jacques CHIRAC a en effet organisé à Paris une conférence internationale sur une idée encore plus pernicieuse que les autres : la création d’une Organisation des Nations Unies pour l’environnement (ONUE). Pour organiser cette conférence, un comité d’honneur a été mis en place par le Président, dirigé par l’ancien premier ministre Alain JUPPE. Celui-ci, peut-être influencé par les mouvements écologistes nord-américains lors de son séjour au Canada, s’est découvert une âme d’écologiste en chef. L’incontournable Hubert VEDRINE fait partie de cette aventure très œcuménique. Et Nicolas HULOT est, comme il se doit, de la fête. Il s’agit tout simplement de convaincre les chefs d’Etat du monde entier, dont quelques uns n’ont pas encore été contaminés par la secte écologiste, de la nécessité de créer, par un traité mondial (rien que cela) une ONUE, un peu sur le modèle de l’OMC. Il s’agit d’introduire « de la cohérence dans la manière dont l’environnement est géré au niveau de la planète ». Bref de mettre en place un super plan mondial en matière écologique. Et comme ce projet prime tous les autres, c’est cette planification mondiale qui donnerait le la dans tous les domaines. On irait jusqu’à adopter des normes communes et harmoniser dans ce grand « machin » les quelque 500 accords internationaux ayant un rapport avec le sujet. Alain JUPPE a enfoncé le clou en réclamant un renforcement de la gouvernance mondiale de l’environnement. La France, toute entière unie derrière Nicolas HULOT, maintenant au dessus des partis, et ses nouveaux amis, mène donc la bataille mondiale pour l’écologie politique. Le marxisme a échoué partout et, sauf dans quelques malheureux pays d’Amérique latine, il n’est guère bien vu de s’en recommander. Chassé par la grande porte avec la chute du mur le Berlin, le voilà qui revient relooké par la fenêtre écologique. Car tout, n’en doutons pas, sera soumis aux règles édictées par l’ONUE. Le but est toujours
le même : tuer le marché et avec lui la liberté économique. Soumettre chacune
de nos décisions au bon vouloir du politique. Et d’un pouvoir politique mondial
qui, en outre, ne sera même pas démocratique, mais purement bureaucratique. C’est
« big brother » qui veille sur notre mère la Terre, la déesse Gaïa.
Etatisme et paganisme. Que la France soit en pointe sur ce dossier ne nous étonne
guère. La « peste verte », comme disait Gérard BRAMOULLE, se répand
à la vitesse de l’éclair. « Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient
touchés ».
Le 7 février 2007
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