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Ce que l'on sait à ce jour est résumé par
Les Echos. D'abord, il semble qu'il ne sera pas question d’un catalogue à Par exemple une réforme profonde de la distribution
semble acquise, et aller dans le sens d’une plus grande concurrence et d’une plus
grande flexibilité (et liberté) des prix, avec l’abrogation des lois GALLAND,
ROYER et RAFFARIN. Nous n’avons cessé de réclamer ces mesures et de démonter que
concurrence et liberté des prix faisaient plus pour faire baisser les prix et
augmenter le pouvoir d’achat que toutes les mesures étatiques. La gouvernance de l’Etat figurerait aussi
en bonne place, avec une généralisation des agences autonomes de nature à faire
évoluer le statut de la fonction publique : une recette qui a réussi dans de nombreux
pays. Dans le même esprit, le rapport proposerait
de supprimer un échelon administratif, en l’occurrence les départements. Cela
va dans le bon sens, car la multiplication des échelons multiplie le nombre de
fonctionnaires et les impôts. Évidemment on va voir s’agiter tous ceux qui défendent
de petits intérêts catégoriels. Quelques « fromages » et autres
« avantages acquis » seraient ainsi remis en cause. La fiscalité nous laisse davantage sur notre
faim. Certes il est question de supprimer les niches fiscales, qui ne sont souvent
que l’expression d’un arbitraire bureaucratique, et on envisage de faciliter la
transmission du patrimoine aux plus jeunes. Mais comment concilier cette idée
avec celle d’une hausse de l’impôt sur les successions, comme si l’urgence en
France était d’accroître encore les impôts ? Selon Les Echos, on ne devrait
rien attendre de plus. Va-t-on passer sous silence la question de la progressivité
de nos impôts ? Quid de la maîtrise des dépenses de santé dont il serait dit qu'elles
doivent devenir "un atout pour la croissance" ? Le rapport devrait aussi s’attaquer à la
faiblesse de la durée du travail et du taux d’emploi en France, ce qui est bien.
Ira-t-il jusqu’à remettre en cause l’âge légal de la retraite ? De même, il est
question de favoriser la mobilité, notamment géographique, mais comment ?
La commission se plaint aussi du manque de concurrence en France sur le marché
des biens. Nous ne pouvons qu’être d’accord, mais comment, selon eux, accentuer
la concurrence ? Sur tout cela il nous faudra attendre le 23. On peut être plus sceptiques devant d’autres
idées typiquement attaliennes. Par exemple, pour les nouvelles technologies, fixer
l’objectif que chaque Français ait accès à un mégabit par seconde en 2011, cela
nous semble totalement bureaucratique et planificateur, voire attentatoire à la
liberté des choix individuels. A propos du développement des infrastructures,
seraient créés « deux grands pôles portuaires » : retour à la politique
des grands travaux chers à KEYNES et ROOSEVELT ou aux constructions pharaoniques
de l’ère MITTERRAND ? Quant au projet, révélé par Le Figaro, de relancer
l’immigration pour faire face aux pénuries de main d’œuvre, il mérite des précisions :
ces immigrés viendront-ils pour travailler ou attirés par le système social ?
La main d’œuvre étrangère est bien un facteur de croissance, quand elle
vient pour produire et non pas attirée par la sécurité sociale. Dans une vraie
économie libérale, c’est un bienfait. Mais dans une économie socialisée, on peut
en discuter. Au total, grand mystère sur ce à quoi songe
ATTALI. Sans doute sera-t-il taxé de "libéral" pour certaines propositions.
Nous nous prononcerons là-dessus bientôt. Mais nous pensons qu'il y aura du pâté
d'alouette : un cheval socialiste et une alouette libérale – ou l'inverse ! Le 23 janvier
2008
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