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BOUCLIER SANITAIRE : « MODULER LE REMBOURSEMENT EN FONCTION DES REVENUS » Le
train de réformes tiré par la locomotive présidentielle s’engage cette année sur
la voie de la redistribution triomphante. Chaque ministre doit y accrocher son
wagon. Et Madame BACHELOT a annoncé « une année de réformes pour la santé ».
Elle a déjà en tête, comme nous l’avons expliqué la semaine dernière, d’indexer
les honoraires sur les économies réalisées par les praticiens, suivant une conception
socialisée, sinon soviétique, de la médecine. Parallèlement
les franchises médicales sont en route, alourdissant la note pour les assurés
sans pour autant réduire le déficit de Cependant,
se profilent à l’horizon les vraies décisions, issues du Grenelle de L’assurance-maladie
aurait-elle cessé d’être une assurance ? Dans une assurance chacun, à cotisation
égale, est protégé de la même façon en cas de sinistre (ici de maladie). Il y
a déjà une atteinte à la logique de l’assurance : les cotisations, à garanties
égales, devraient être les mêmes, quel que soit le revenu de l’assuré (c’est ce
qui existe pour l’assurance auto). Or ce n’est pas le cas pour l’assurance-maladie
- et Le
minimum qu’on puisse en attendre en retour, c’est que tous ceux qui ont cotisé
- et a fortiori ceux qui ont cotisé plus - puissent bénéficier des prestations.
Or, si nous avons bien compris, quel est le ballon d’essai lancé par BACHELOT ?
De moduler les remboursements en fonction du revenu. Voici venir la médecine à deux vitesses :
les riches paieront plus, et les pauvres paieront moins. La justice sociale va
enfin y trouver son compte, et tous ceux qui cultivent la haine du possédant seront
satisfaits. Le « bouclier sanitaire », protégera les malades pauvres.
Que restera-t-il à faire pour les « riches » ?
Dans un premier temps, ils pourront prendre une assurance supplémentaire et donc
payer deux fois, comme cela se pratique déjà pour l’école (pour ceux qui choisissent
l’école libre, ils paient deux fois : pour l’école où ils ne vont pas et
pour l’école où ils vont). Dans un deuxième temps ils pourront tourner leurs regards
vers l’Europe, d’où pourrait venir le salut. Car tôt ou tard Le 16 janvier
2008
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