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BOVE CIRCUS ET SARKOZY
SHOW
L’inimitable José BOVE avait repris son
spectacle préféré et venait de commencer une grève de la faim, une sorte de jeûne,
mais pas en tous cas un jeûne médiatique. Il avait bien pris soin de prévenir,
bien en avance, les médias. Il avait installé son cirque, pardon sa caravane chauffée,
devant la tour Eiffel, avant de se rendre au ministère de l’écologie. Toute cette
agitation pour demander l’interdiction totale de la culture des OGM. Comme M. BOVE est un personnage important,
qui compte dans la vie politique française (1% de voix aux présidentielles…),
il a été reçu dans la minute par la secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, qui
a entamé immédiatement un « dialogue ». Elle lui a même fait la bise !
C’est le moins qu’on doive à quelqu’un qui a multiplié les actions illégales.
José Bové s’était également rendu Rue de Le cirque de Bové s’est heureusement conjugué
avec le show de Nicolas SARKOZY. Allait-on assister à un télescopage autour du
dossier des OGM ? Finalement non, grâce à l’habileté manœuvrière du Président.
Pour comprendre ce qui s’est passé, reprenons l’affaire du début. Normalement, la culture des OGM est autorisée
en Europe, mais il existe une clause de sauvegarde qui permet à un Etat d’interdire
la culture d’un OGM autorisé par Bruxelles. C’est l’application de cette clause
de sauvegarde que José BOVE exigeait du gouvernement français. Dans sa conférence de presse Nicolas SARKOZY
a ménagé le suspense : il fera jouer la clause de sauvegarde si le maïs français
fait courir un risque. La haute autorité indépendante d’évaluation chargée d’éclairer
le gouvernement devait donc rendre son avis dans la semaine, notamment sur le
maïs Monsanto 810, le seul jusqu’à maintenant commercialisé en France (0,75% des
surfaces totales de maïs – jugez de l’invasion). La secrétaire d’Etat avait déclaré :
« Si cet avis est défavorable ou s’il est réservé, il y aura une activation
de la clause de sauvegarde conformément aux engagements du Grenelle de l’environnement ».
Ce qui veut dire une interdiction de cette culture. Le verdict est tombé dès le lendemain du
show de Nicolas SARKOZY : c’est oui, il y a des doutes sur la dissémination
du MON 810, sur ses effets sur les insectes, sur l’environnement végétal. Bref,
comme l’a dit M. BOVE lui-même, il a été entendu. Voilà donc le patriotisme économique cher
à Nicolas SARKOZY peint désormais en vert. En réalité, tout cela est
politique et fait partie d’un vaste plan des « khmers verts » pour pousser
le gouvernement à prendre dans le domaine de l’environnement des mesures de plus
en plus autoritaires. En fait, c’est un test pour savoir jusqu’où le gouvernement
est prêt à aller, dans la suite du Grenelle de l’environnement, pour satisfaire
les ayatollahs de l’environnement. Car leur plan est clair : la planification
a été tuée par la chute du mur de Berlin ; on va y revenir grâce aux mesures
soi-disant écologistes, qui ne visent qu’à paralyser toute initiative économique
et tout progrès et à supprimer toutes les libertés économiques. Le 16 janvier
2008
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