ILS ONT OSE LE DIRE : FLORILEGE DE NOEL


Trêve de Noël oblige, nos lecteurs ont été privés de Nouvelle Lettre et d’articles nouveaux sur www.libres.org pendant deux semaines. Nous craignons que certaines déclarations aient échappé à votre vigilance, nous vous présentons un petit florilège de Noël.

François HOLLANDE : « S’il y a un aggiornamento à faire, c’est que nous reconnaissons l’économie de marché, mais que nous avons un rapport critique au capitalisme et que nous combattons le libéralisme ». Nous, naïvement, nous trouvions que l’économie de marché et le capitalisme, c’était la même chose, et que les deux impliquaient le libéralisme. Autre précision du secrétaire du PS : les socialistes sont pour une « économie de marché sociale et écologique ». Dès que l’on ajoute des qualificatifs, il faut se méfier.

Jacques CHIRAC, après avoir approuvé la venue de KHADAFI en France (« Est-on si exemplaire que ça en matière de droits de l’homme ? » ; chacun sait en effet que dans ce domaine la Libye peut nous donner des leçons), a proposé cette subtile analyse : « Le problème des libertés n’est pas le plus important en Afrique, la question la plus importante, c’est que la population va doubler et voudra avoir un niveau de vie comparable à celui qu’elle a aujourd’hui ». On sait en effet, malthusianisme oblige, que l’augmentation de la population est synonyme de misère ; et que les libertés sont le principal obstacle au développement !

Michel BARNIER, autre grand libéral : « L’Union européenne ne doit pas se cacher pour préserver les Européens des dérives de la libéralisation des échanges. Il s’agit d’assurer la sécurité des consommateurs européens, la loyauté de la concurrence et le principe de souveraineté que l’on évoque au nom de notre vision de l’Europe…Le point d’appui de ces préférences des européens, c’est la conformité des produits et services importés aux exigences sociales, sanitaires et environnementales que nous avons démocratiquement décidées ». C’est bien mieux que le verdict du marché sans doute ! Admirable chassé-croisé : la gauche se rallie au marché, la droite à la démocratie populaire. Le père Noël nous a gâtés !

Le 9 janvier 2008

 

 

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