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Heureusement, le contribuable, lui, a les moyens. B. CASSEN a obtenu 1,5 million d’euros de la ville de Saint-Denis et du département de Seine-Saint-Denis. Le département du Val de Marne a promis 250 000 euros et la ville de Paris s’est engagée à verser 1,25 million d’euros : dans tous les cas, on a « tapé » les amis politiques et les contribuables apprécieront sûrement. Mais il manque encore de l’argent et il va falloir trouver d’autres généreux contributeurs ; la région Ile de France est sollicitée et même l’Europe, puisqu’on sait que les amis d’Attac apprécient beaucoup la politique de Bruxelles… Mais B. CASSEN a eu une autre idée géniale : solliciter le gouvernement français qui, comme on le sait, a ces temps-ci le budget facile et généreux. Une délégation d’Attac, conduite par B. CASSEN, s’est donc rendue à l’hôtel Matignon où elle a été reçue par le conseiller diplomatique du premier ministre Serge DEGALLAIX. Le récit de cette entrevue, racontée par le Figaro du 17 janvier, ne manque pas de sel : B. CASSEN « est sorti tout sourire de son entrevue » ; « nous avons reçu un très bon accueil » se réjouit-il. Bien entendu, le conseiller n’avait pas pouvoir pour s’engager sur un tel financement ; mais selon CASSEN « il a expliqué que l’Etat est disposé à apporter un appui financier pour l’organisation du forum social européen ». De plus, « le gouvernement français nous aidera dans nos démarches auprès de la Commission européenne et du Parlement de Strasbourg ». Matignon a confirmé ces deux informations et n’est pas fermé à l’octroi de subsides de l’Etat. On se reverra dans deux mois, tout en appuyant les demandes de fonds auprès des autres organismes. Et s’il manque encore des fonds, le gouvernement sera là pour combler le trou. Certes, comme le souligne
le Figaro, Jacques CHIRAC plaide depuis longtemps pour « une mondialisation
maîtrisée » et J.P. RAFFARIN veut une « humanisation de la mondialisation ».
Mais de là à financer une organisation subversive, ouvertement marxiste,
provoquant en permanences des incidents contre les délégations étrangères,
il y avait un pas que nous ne pensions pas voir franchi par le gouvernement
français. Ce n’est pas pour financer Attac que
la majorité actuelle a été élue. Du moins avons-nous la faiblesse de le
penser.
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