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La conclusion est claire « le renforcement de
la concurrence sur les marchés stimule l’emploi et la productivité ».
En, effet « une concurrence accrue sur les marchés des produits n’est
pas seulement favorable au consommateur », ce qui est déjà beaucoup.
Mais elle est bonne pour l’emploi. D’après cette étude le Japon et une
grande partie de l’Europe continentale pourraient élever leurs niveaux
de productivité de 2 à 6% s’ils alignaient leur réglementation sur les
marchés des produits sur celle qui est en vigueur dans les pays où l’environnement
est le plus favorable à la concurrence. En effet, « l’intensification de la concurrence
stimule la productivité en encourageant une utilisation plus efficiente
des ressources. Elle peut en outre encourager l’innovation et favoriser
la diffusion rapide des nouvelles technologies. Les réformes destinées
à rendre les marchés de produits plus dynamiques ont aussi un effet positif
sur les salaires réels, les prix baissant du fait de l’intensification
de la concurrence. » L’OCDE observe dans cette étude que les réformes entreprises
entre la fin des années 70 et la fin des années 90, avec, par exemple,
la libéralisation du secteur des télécommunications, ont augmenté les
taux d’emploi dans les pays de l’OCDE en moyenne dans la proportion de
1,5%, la progression allant jusqu’à 2,5% dans les économies où des politiques
favorables à la concurrence ont été menées avec le plus de vigueur. Or
l’OCDE montre que le même potentiel de progression de l’emploi existe
aujourd’hui dans les pays où le marché est strictement réglementé. Bien entendu, si au total une concurrence accrue est
bonne à long terme pour l’emploi et pour l’ensemble des salariés, il peut
y avoir à court terme, dans la branche concernée, un léger recul de l’emploi.
C’est, selon l’OCDE « un obstacle politique important aux réformes »
et il faut donc expliquer clairement le processus de destruction créatrice et l’ensemble des effets
à long terme. Enfin, l’OCDE a une préoccupation supplémentaire car
les pays où la réglementation des marchés des produits est trop restrictive
( réduisant la concurrence) sont aussi les pays où le marché
du travail est le plus réglementé, ce qui pénalise doublement l’emploi.
La France doit, dans cette analyse, se sentir particulièrement visée.
Mais on peut en faire une lecture optimiste : nous avons un tel retard
que nous possédons un potentiel de progression de l’emploi important.
Il suffit pour cela de libéraliser l’économie.
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