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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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La France attire les capitaux étrangers PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 04 Avril 2017 00:00

Les investissements étrangers en France ont augmenté en 2016. Bonne ou mauvaise nouvelle ? L’agence publique Business France se réjouit : la France est devenue attractive. Mais il y a deux revers à la médaille : l’un politique (la souveraineté économique est menacée), l’autre économique (les Français ne peuvent plus investir). Une fois de plus, l’Etat est responsable de cette situation, qui à terme obère la croissance.

 

Attractivité et souveraineté

Le meilleur baromètre de l’attractivité française est celui des « fonds levés » : ce sont des financiers étrangers qui captent l’épargne française. Par comparaison, les achats de sociétés françaises en bourse sont moins significatifs : le CAC 40 par exemple concerne beaucoup d’entreprises qui opèrent dans le monde entier.

Or les fonds levés par les étrangers auront représenté en 2016 près de la moitié du total : 28 % de ce total viennent d’Europe et l’Allemagne est aujourd’hui le premier pays investisseur (dépassant les Etats-Unis) tandis que 17 % seront venus du reste du monde (essentiellement financiers des Etats-Unis et des Etats arabes.

Cette situation est très commentée dans la campagne électorale, avec Marine Le Pen qui y voit une invasion capitaliste dangereuse et François Fillon qui observe que ce sont les épargnants français qui entretiennent les retraités américains. Mais il dénonce l’origine de cette dépendance : les Français n’ont plus les moyens d’investir. Pourquoi ?

L’épargne socialisée et le capital spolié

La situation est paradoxale puisque les Français épargnent aujourd’hui plus que jamais. La conjoncture économique et politique de notre pays, mais aussi de l’Europe, fait craindre le pire (en février 2017 les dépôts en livrets A ont excédé les retraits de 1,4 milliards d’euros). Mais depuis des décennies l’épargne française ne se destine pas principalement aux entreprises privées marchandes. Elle se place de plus en plus en assurance-vie à cause des avantages fiscaux (progressivement diminués) et de l’incertitude sur le sort des retraites. Néanmoins un quart de l’épargne totale va aux livrets A (Caisses d’Epargne et banques) et aboutit à la Caisse des Dépôts qui investit dans le logement social, les équipements publics et à titre résiduel dans les PME et TPE. Cette destination prioritaire vers le public est renforcée par la politique budgétaire. Non seulement les investissements représentent moins de 10 % du budget, mais ils sont opérés par le truchement de la Banque Publique d’Investissement dont les critères de sélection ne sont pas la rentabilité et la sécurité.

Cette socialisation de l’épargne ne s’explique pas par le niveau des taux d’intérêt : il est abaissé à 0,5 % pour le livret A. C’est la fiscalité qui est insupportable pour le capital directement investi en entreprise. Contrairement aux dires de M. Piketty, le capital est frappé dans sa constitution (impôt sur le revenu et sur les sociétés), dans son rapport, dans sa transmission, dans sa plus-value. De la sorte, les entreprises françaises doivent soit se tourner vers des fonds étrangers, soit renoncer à investir.

 

Le manque de gazelles

Depuis plusieurs années, Bernard Zimmern observe la création d’emplois aux Etats-Unis et surtout en Angleterre, par rapport. Elle est le fait des « business angels », ces investisseurs de proximité (les parents, les amis, les relations) qui mettent leur épargne dans de petites entreprises qui démarrent (les gazelles) et dont le taux de croissance est spectaculaire.

La France manque cruellement de cet atout, en dépit du succès rencontré avec les auto-entrepreneurs. Succès d’ailleurs significatif : c’est parce que la fiscalité et surtout les charges sociales sont allégées que des milliers de Français se lancent dans l’aventure de l’entreprise, plus stimulante que le salariat, et finalement plus innovante. Ce n’est donc qu’en réduisant et stabilisant la fiscalité des entreprises et des particuliers (diminuant la progressivité de l’impôt avec des flat tax), en supprimant l’ISF, en réformant la Sécurité Sociale, qu’on donnera les moyens et l’envie aux Français d’investir dans leurs entreprises. Différemment, l’investissement en France ne sera réellement attractif que pour les étrangers.

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
Actualité
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La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


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