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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Economiste classique

Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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Il faut choisir entre agriculture et paysans PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 28 Février 2017 00:00

Propos iconoclastes et paradoxe apparent. Les paysans ne sont-ils pas des agriculteurs ? Faut-il abandonner l’agriculture tout en rassurant les paysans sur leur avenir ? Comme nous l’avions fait l’an dernier à l’occasion du Salon de l’Agriculture, nous soutenons que la Politique Agricole Commune a eu le tort de mêler prix des produits agricoles et revenus des paysans. Le conflit entre les dimensions économique et sociale de la question a condamné et les paysans et l’agriculture. Pour sauver les paysans, il faudrait sans doute soumettre l’agriculture aux lois de la concurrence et inviter les paysans eux-mêmes à l’innovation.

 

L’agriculture soumise à la loi du marché

La différence marquée depuis deux siècles entre produits industriels (ouverts à la concurrence) et agricoles (protégés) n’a d’autre raison que politique. Turgot en France, Ricardo et Cobden en Angleterre, ont lutté contre les entraves à la concurrence imaginées par les administrations, les spéculateurs ou les propriétaires fonciers. En France, Méline rétablit en 1871 les tarifs douaniers sur les produits agricoles en dépit de l’accord commercial passé avec les Anglais. Il s’est toujours trouvé des forces et des hommes politiques pour permettre aux agriculteurs d’échapper à la concurrence étrangère. Aujourd’hui encore le libre échange mondial se heurte au protectionnisme agricole des Etats-Unis, mais aussi de l’Europe. Pourtant, la circulation des produits agricoles s’est accélérée et étendue. On peut prévoir qu’à très court terme – en dépit des souhaits de Donald Trump ou de l’Union Européenne – les prix agricoles seront réellement mondiaux, le groupe de pression des agriculteurs perdant de son importance et de son énergie face aux forces de la concurrence mondiale. Dans ces conditions, parler de régulation des prix agricoles au niveau national (Le Pen) ou européen (Macron) est un vœu pieux. Ici comme dans toute activité économique, la loi du marché concurrentiel vaincra les manœuvres politiques, pour le plus grand bien des consommateurs du monde entier, et en particulier les plus pauvres, et aussi pour les producteurs du monde entier, y compris africains ou latino-américains.

Les paysans invités à l’innovation

Les hommes politiques (surtout quand ils sont en campagne ou au Salon) flattent la gent paysanne par des promesses utopiques. Même si leur pouvoir sur les prix est affaibli et bientôt nul, ils misent sur la redistribution : la nation entière sera, disent-ils, solidaire des exploitants agricoles. L’assistanat est-il la solution ? Pas plus ici qu’ailleurs, car le coût est croissant et grève les budgets, et surtout parce que les paysans sont dissuadés d’innover. Or, le milieu rural est propice à l’innovation. Son habitat se modifie avec les jeunes et les retraités qui fuient les grandes villes, avec les propriétaires de résidences secondaires, avec les touristes du monde entier. De nouvelles techniques permettent la transformation et la commercialisation des produits agricoles bruts, et nombreux sont aujourd’hui les entreprises agricoles qui ajoutent de la valeur sans pour autant cultiver la terre. Le crédit agricole, trop souvent dévoyé pour pousser les paysans à se suréquiper et s’endetter (en attendant la prise des terres par les entités collectivistes), peut prendre la voie du financement d’auto-entrepreneurs. Que la fiscalité et les charges s’allègent, ici comme dans d’autres secteurs, et les revenus paysans se relèveront.

Aide aux produits ou aides aux personnes

Finalement, on retrouve avec l’agriculture le même choix que celui que l’on doit faire pour le logement : aide à la pierre ou aide à la personne ? Ce n’est pas le produit agricole qu’il faut subventionner, en augmentant artificiellement son prix, c’est le paysan qu’il faut financer pour ses innovations rentables, pour moins servir la terre et davantage servir les hommes. Le besoin de dépaysement, de tourisme et – en France notamment – de services dans la restauration et l’hôtellerie, dans le patrimoine culturel et architectural, sera de mieux en mieux ressenti et de mieux en mieux satisfait, offrant des perspectives d’emplois et de profits suffisants pour que la ruralité française continue à être une réalité au lieu de dépendre des éphémères promesses parisiennes ou bruxelloises. L’innovation n’est pas réservée à des privilégiés issus des grands corps de l’Etat, tout être humain a un talent d’entrepreneur, quel que soit sa position sociale ou territoriale. Tous les Français doivent être libérés pour exploiter leur potentiel créatif, les paysans comme les autres. Cette assertion peut-elle rapporter des voix ?

 

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1359 du 11 avril 2018

Editorial : Les propos d’Emmanuel Macron demain sur TF1
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