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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Notre système de soins en faillite PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 08 Novembre 2016 00:00

Après les médecins urgentistes, puis les généralistes, voici les infirmiers, le personnel de soins et les étudiants en manifestation contre le sort que leur réserve le Ministère de la Santé. Ce n’est qu’un nouvel épisode de la lente agonie de notre système public. Livré à la désorganisation, à l’absentéisme, puis aujourd’hui à la compression des budgets. Derrière tout cela, deux causes principales : manque de personnel qualifié, mauvaise gestion. La solution ? Libérer la médecine et l’hôpital.

 

La situation de notre système de santé

Un article récent de l’IRDEME (Emploi 2017, 2 novembre) fait le point de cette situation. En l’an 2.000, la France était considérée par l’OMS comme le pays au meilleur système de santé de l’OCDE. Aujourd’hui tous les critères convergent : c’est la déroute. Les effectifs de personnels de santé pour 1.000 habitants sont parmi les plus faibles et les hôpitaux publics sont obligés de recruter bon nombre de médecins étrangers, souvent des Africains. Pour 1.000 habitants, il y a en France 3,4 médecins et 7,7 infirmiers, à comparer avec la Suisse, qui culmine à 3,8 et 14,1, ou les Etats-Unis ou la Suède, et même avec les Allemands (3,7 et 9,7). Seule la Grande Bretagne, empêtrée dans son National Health Service, fait moins bien pour les médecins (2,4) mais mieux pour les infirmiers (9,1).

La France se caractérise encore par un surcroît de prescriptions et de consommation de médicaments. Les médecins prescrivent en moyenne 4,5 médicaments par ordonnance, contre 0,8 dans les pays scandinaves. En antibiotiques, par exemple, la France est à 41 % au-dessus de la moyenne européenne.

 

La médecine est-elle encore libérale ?

L’explication du déclin est à deux vitesses. D’une part, la médecine a été socialisée par le monopole de la Sécurité Sociale, la liberté des honoraires n’existe pas, et l’Etat a bloqué le secteur à honoraires libres et les dépassements d’honoraires. Si on y ajoute la fiscalité personnelle, on comprend que la profession libérale ne tente plus qu’une grosse moitié des praticiens (130.000 sur 230.000) ; ils cherchent à se salarier et à travailler en « free lance » affectant souvent une partie de leur temps libéré à des missions humanitaires. La désertification médicale est devenue un drame dans de nombreux départements ruraux. D’autre part, la socialisation a entraîné l’irresponsabilité généralisée, puisqu’on s’est écarté de la logique assurancielle pour lui préférer la redistribution (les biens portants payent pour les malades). Du côté des patients comme des prescripteurs, il n’y a aucune modération de la consommation médicale.

 

Le poids du public

Le dysfonctionnement du système de soins a pour foyer principal l’hospitalisation publique. Sa gestion est grevée par le statut du personnel : l’emploi à vie incite à l’irresponsabilité, qui se traduit par une moindre productivité, une moindre cohésion et un absentéisme record. Les Cette mauvaise performance du secteur public est due principalement à deux éléments : la structure de l’appareil hospitalier français, et le fait que le personnel soit fonctionnarisé. Les hôpitaux publics sont de trop faible taille pour être rentables et offrir des prestations et des équipes de qualité. Un tiers des hôpitaux publics a moins de 30 lits (contre 9 % des privés) et la distance moyenne à l’hôpital est de 35 km (contre 100 en Suède !). Ce mitage hospitalier est ruineux. Dans les hôpitaux publics, les directeurs sont paralysés dans leur gestion et ont affaire à des syndicats extrêmement revendicatifs : « mission impossible » dit Philippe François de l’IFRAP. Une comparaison des deux secteurs, en termes de personnel, est très révélatrice : pour 1.000 lits, il y a au total 30% de personnel médical ou technique en plus dans le secteur public et trois fois plus d’administratifs. La mesure détaillée de ce sureffectif du public par rapport au privé montre qu’il représente : 59 % pour les infirmiers spécialisés, 21 % pour les infirmiers non spécialisés, 49 % pour les aides-soignants, 251 pour le personnel administratif ! La tendance est inverse pour les personnels techniques (6 employés pour 1.000 lits dans le public et 15,6 dans le privé), mais est-ce une bonne chose ? Cela n’empêche pas le Ministère de la Santé Publique de pénaliser les hôpitaux et cliniques privés : au lieu d’aligner la gestion du public sur le privé, on fait l’inverse. La solution est évidemment dans la privatisation et la concurrence : un système de soins performant, moins coûteux, à la portée de tous, et des praticiens et soignants de qualité.

 

 

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
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Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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