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Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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Brexit : Les impossibles calculs PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 07 Juin 2016 00:00

Les conséquences politiques d’un vote des Britanniques en faveur d’un Brexit seraient sans doute considérables, la Nouvelle Lettre les évoquera d’ici le 23 juin. Mais dès maintenant les « experts » se précipitent pour chiffrer les conséquences économiques dudit Brexit. Ces chiffrages n’ont aucun sens, au moins pour deux raisons : d’une part, le nouveau paysage de l’économie britannique est inconnu ; d’autre part, l’économie marchera au pas du politique et l’incertitude est ici encore radicale.

 

 

 

Le PIB anglais diminué de quelque 5 %

Pourquoi pas ? C’est l’estimation de l’OCDE, publiée la semaine dernière. Cette chute se produirait à l’horizon 2030, mais dès 2017 le PIB anglais diminuerait de plus d’un point de croissance, entraînant dans sa chute les principaux partenaires européens (Irlande, Pays Bas, Suisse qui perdraient entre un demi-point et un point de croissance) et menaçant aussi Allemagne et France. 5% de PIB en moins, c’est quelque 5.000 euros de moins par an pour les ménages anglais.

Si la production  et le revenu déclinaient à ce point, la Livre sterling ne s’en sortirait pas non plus, avec une dévaluation probable de 10 %. L’inflation pourrait reprendre à cause de l’augmentation du prix des importations. Ces pronostics sont déjà mystérieux : la dévaluation ne serait-elle plus « compétitive » comme disent les keynésiens et l’épargne croît-elle en conjoncture inflationniste? A faire tourner les ordinateurs trop vite, ils finissent par chauffer.

Car, bien entendu, ces « estimations » sont le fruit de modèles macro-économiques. Chaque administration ou institut ayant le sien, on peut trouver des chiffres plus alarmistes encore (le Trésor britannique donne 6,2 % de chute), l’ancien maire de Londres Boris Johnson faisant surenchère à plus de 7 %. Les choses sont tellement claires qu’au sein même du gouvernement ministres pro et anti-Brexit cohabitent.

 

L’incertitude radicale

Cette accumulation de chiffres pose le problème de tous les modèles macro-économiques, y compris les plus sophistiqués : comment prévoir la conjoncture d’une économie alors même qu’un évènement déterminant ne s’est pas encore produit ?  La méthodologie autrichienne plaide en faveur de « l’incertitude radicale » : il n’y a pas en économie de séquences modélisables, l’histoire ne se répète pas, précisément parce qu’il y a une histoire, c'est-à-dire un enchaînement de faits et de comportements qui modifient les bases-mêmes des estimations.

Concrètement, il y a quelques questions qui ne connaissent pas aujourd’hui de réponse :
1° Les capitaux vont-ils quitter l’Angleterre pour s’investir en Allemagne ou en France ? L’opinion dominante chez les financiers est qu’il faut s’y attendre, mais rien n’est moins sûr. Par exemple on ne connaît pas ce que sera l’économie française l’an prochain.

2° Les ménages anglais vont-ils être tétanisés par le fait d’être coupés de l’Europe ? Les partisans du Brexit sont persuadés du contraire.

3°  Les courants commerciaux aujourd’hui noués avec l’Union Européenne ne vont-ils pas se détourner vers le Commonwealth ? On doit se rappeler que l’une des pommes de discorde entre l’Union et la Grande Bretagne est précisément le sort privilégié dont bénéficient les Anglais du fait de leurs liens avec le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande.

4° La finance anglaise va-t-elle se couper de la finance mondiale, alors même que les négociations avec la bourse de Francfort se poursuivent et que les gens de la Cité n’ont cure des réglementations que veulent imposer Américains et Européens ?

 

Le poids de la politique

La plus lourde des incertitudes porte sur les conséquences politiques d’un éventuel Brexit. L’Ecosse entrerait-elle en sécession et resterait-elle dans l’Union ? Quid de l’Irlande, qui bénéficie déjà d’un statut particulier dans ses liens avec l’Angleterre ? La Suisse et les pays scandinaves ne feraient-ils pas revivre une zone européenne de libre-échange dont la souplesse aurait des effets stimulants sur ses adhérents ? Enfin, et non le moindre, l’Union sortirait-elle indemne de l’aventure ? On peut craindre que les oppositions entre libéraux et dirigistes se radicalisent ;  quels seraient les vainqueurs ?

Enfin, il y a aussi une incertitude majeure à prendre en considération : elle concerne la vie politique anglaise, avec un renforcement du populisme, une radicalisation des travaillistes et un éclatement des conservateurs.

Si vous croisez des faiseurs de chiffres de Brexit, vous pouvez les saluer bien bas.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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