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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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L’omniscience de Karl Marx

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Budget 2016 : l’envol des milliards PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 19 Janvier 2016 00:00

Arrosage électoral oblige : les promesses d’intervention de l’Etat – toujours bénéfiques – se multiplient, et c’est à se demander ce que sera le déficit du budget français. L’exemple le plus spectaculaire est évidemment le financement de la formation de 500.000 chômeurs, évalué à quelque deux milliards par Bercy. Le Président, dûment enseigné par les ministres des Finances Publiques et du Budget, a pu rassurer les contribuables français. Il n’a pas pour l’instant convaincu les instances européennes, obligées d’intervenir tôt ou tard.

 

 

La mascarade des 3 %

Avocat avéré d’une politique de rigueur ultra-libérale (c’est du moins la mauvaise réputation qu’on lui a faite), Nicolas Sarkozy avait légué en héritage le pacte européen de stabilité. La France avait apposé sa signature au bas d’un traité engageant les membres de l’Union Européenne à revenir au rigoureux équilibre budgétaire (la « règle d’or »), tout en admettant un déficit transitoire (sur deux ans) d’un montant total de 3% du PIB.

Après avoir tergiversé, et pour ne pas passer d’emblée pour des renégats dans le concert des nations, le nouveau pouvoir socialiste avait endossé cette responsabilité en juin 2012. Reprenant la noble tradition du Président Sarkozy, les nouveaux maîtres du pays ont demandé un nouveau moratoire de deux ans : la France est dans une situation tellement particulière qu’elle doit opérer de profondes « réformes structurelles » - ce qui naturellement prend du temps. Mais, foi d’animal, on serait au rendez-vous au plus tard en 2016. Pour accréditer la promesse française, rien de mieux que de nommer Emmanuel Macron à la tête du ministère de l’Economie : ce financier, connu des banques européennes, pouvait gagner la confiance des gendarmes européens.

Malheureusement la loi de finances votée récemment dissipe les illusions et les promesses s’évanouissent : on fera plus de 3% cette année. Le Commissaire européen responsable de l’affaire, qui n’est autre que Pierre Moscovici, n’a pas pu faire autre chose que de rejeter la demande française de surseoir à nouveau : « La France a obtenu deux fois un moratoire de deux ans, son crédit est épuisé ». 3 %, personne n’y croit en réalité.

 

Les recettes publiques déjà dépensées le 9 novembre

Une publication de l’Institut franco-belge Molinari en novembre dernier a proposé une comparaison attrayante : à quelle date les divers Etats européens n’ont-ils plus un sou en caisse ? Chez les Allemands, non seulement à la fin de l’année 2015 on a encore de l’argent disponible, mais l’excédent de 12 milliards d’euros du budget 2015 aurait permis (si besoin était) d’attendre les nouvelles recettes fiscales jusqu’au 9 janvier 2016. Les plus « économes » sont les Danois : ils peuvent aller jusqu’au 12 janvier. Et la France ? Caisses vides depuis le 9 novembre 2015. Donc, on s’endette pour couvrir près de deux mois de déficits. Ce n’est pas une nouveauté : cette « performance » nous suit depuis près de dix ans, ce qui explique l’énormité de la dette publique accumulée. Elle nous situe aussi dans la classe des cancres,  seuls six pays (dont l’Espagne et le Portugal) font plus mal que nous, l’Angleterre, l’Italie, la Pologne, la Belgique, les Pays Bas et le Luxembourg, entre autres, arrivent à peu près à joindre les deux bouts.

Le gouvernement actuel démontre sa bonne volonté – du moins le croit-il : en 2015 le déficit a été réduit : il est passé de 3,9 % du PIB à 3,8 : quel progrès, c’est l’inversion de la courbe des déficits. Mais cette inversion a toutes chances de s’inverser : le plan de formation représente à la louche 2 milliards, et chaque jour qui passe justifie un surcoût de  dépenses : pour la sécurité, pour la justice, pour l’armée, mais par-dessus tout pour…l’Education Nationale.

 

Pas d’équilibre budgétaire sans réduction de l’Etat

Il est à remarquer que ce ne sont pas les recettes qui défaillent chez nous : les impôts sont rentrés comme il était prévu, ce sont toujours les dépassements des dépenses prévues qui nous habillent en rouge. Pour les dépenses nouvelles en 2016, le Président nous assure qu’elles seront financées par…des économies. Surtout pas d’impôts nouveaux en année pré-électorale ! C’est du moins ce que l’on dit, mais les gens de Bercy sont de vrais magiciens et arrachent les dents sans que le patient ne souffre : l’anesthésie fiscale est du grand art.

En fait, en matière fiscale comme économique, il n’y a pas de miracle : on ne peut « économiser » sans réduire ses dépenses. La pétition des libéraux est toujours la même : réduire les interventions et les budgets de l’Etat à ses seules compétences « régaliennes ». Ces postes budgétaires représentent actuellement moins de 15 % du budget. A comparer avec le total de 60 %, somme du service de la dette publique et du budget de l’Education Nationale.

 
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Au sommaire du n°1299 du 29 novembre 2016


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