Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

Lire la suite...
Peste verte, peste rouge PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 29 Mai 2017 00:00
La "méthode Macron" appliquée à la planète... l www.libres.org

L’heure est à l’international : festival de Cannes, Roland Garros, mais aussi OTAN à Bruxelles jeudi dernier, G7 à Taormina samedi, hier Poutine à Versailles, mais encore hélas lundi dernier à Manchester.

 

 

A la veille des élections législatives, peut-être serait-il temps de réaliser que notre sort dépend essentiellement du reste du monde. Bonne ou mauvaise, économique ou politique, la mondialisation est un fait incontestable. Les rencontres internationales qui se sont succédées depuis une semaine l’ont prouvé, puisque les chefs d’Etat se sont séparés sur la conduite à tenir face à une double épidémie : la peste verte et la peste rouge. Deux personnes portent la responsabilité de cette division : Donald Trump et Vladimir Poutine. Réchauffement de la planète ? Réchauffement de la guerre froide ? De quoi en avoir des frissons…

Fidèle à ses engagements électoraux (au moins sur ce point), Donald Trump a déchiré le traité de la COP 21 signé par Obama à Paris. Il ne veut pas soumettre sa nation au diktat des Verts. On comprend que c’est l’intérêt de millions d’Américains, qui tirent croissance et emplois d’une industrie heureusement relancée par les gisements de gaz naturel et la baisse du prix du pétrole. Mais les écologistes de tous bords l’accusent aussi de mettre la planète en péril. Et, de plus en plus, la croissance économique et le système marchand qui la supporte sont désignés à la vindicte populaire. Nous voici revenus au « Halte à la Croissance » du Club de Rome, du rapport Meadows des années 1970. C’est ce que mon ami Gérard Bramoullé avait baptisé « la peste verte » dans un ouvrage percutant. C’est ce qu’a dénoncé Vaclav Klaus, avec « Planète bleue en péril vert » que j’ai préfacé en 2009.

La peste verte est le résultat d’un vrai montage politique imaginé par la peste rouge. Elle a un succès inimaginable parce qu’elle exploite et l’erreur et la peur. Erreur sur les réalités environnementales, erreur sur les capacités humaines. Le réchauffement de la planète n’est pas une nouveauté, les catastrophes annoncées sont grossies à l’extrême, et surtout il n’est pas prouvé du tout que les activités humaines (et en particulier la croissance économique) y soient pour quelque chose, les caprices solaires sont certainement à l’origine des dérèglements actuels. D’autre part, les malthusiens de toutes confessions sous-estiment la capacité des hommes à relever les défis en apparence sans réponse : les ressources « naturelles » sont en fait le résultat de cette ultime ressource qu’est l’homme lui-même (Julian Simon). Le cardinal Tuckson vient de rappeler que la terre est le jardin que Dieu a confié à l’homme, mais alors pourquoi douter de l’intelligence et de la créativité des êtres humains, pourtant créés à l’image de Dieu ? C’est que la peur envahit les esprits, et les prophètes de malheur ont toujours eu un grand succès, les médias ne s’intéressent qu’aux catastrophes réelles ou supposées.

Le respect de l’histoire contemporaine devrait pourtant rappeler que les attaques contre la croissance et le commerce Nord Sud viennent de loin : Rosa Luxembourg et Lénine avec la théorie de l’impérialisme, mais surtout la conférence de Rio en 1992 qui lance le concept de « développement durable » en même temps qu’elle dénonce la mondialisation capitaliste. C’est que la peste rouge venait d’être éradiquée grâce à Jean Paul II et Reagan, le mur de Berlin venait de tomber et l’Union Soviétique était dissoute en même temps que le Parti Communiste d’URSS. L’écologie politique n’est que la résurgence de la peste marxiste. Rien d’étonnant que son avocat le plus talentueux soit chez nous Mélanchon, mais étonnant de voir la droite, le centre et bien sûr la gauche chanter la gloire de la COP 21 et Emmanuel Macron promouvoir Nicolas Hulot au deuxième rang du gouvernement.

La question est maintenant de savoir si la peste rouge n’est pas aussi en train de reprendre vigueur à partir du Kremlin. Poutine est nouveau tsar, et comme Staline, il veut reconstituer la plus grande Russie possible. Dans ces conditions, l’OTAN doit-elle être réactivée et réorganisée ? A juste titre s’inquiètent Polonais, Baltes, Géorgiens et bien sûr Ukrainiens. Mais l’OTAN a désormais son talon d’Achille : la Turquie d’Erdogan. Poutine et Erdogan font maintenant cause commune au Moyen Orient. En est-on au point de réanimer une guerre froide, voire d’envisager l’horreur d’une nouvelle guerre nécessairement mondiale ? Ou serait-ce à dire qu’il faut introduire dans l’analyse géopolitique le péril noir du totalitarisme islamique, qui déplacerait désormais les lignes de la diplomatie mondiale ?

Les réponses à ces questions ne sont évidemment pas à attendre de l’ONU, qui a montré ses erreurs et son impuissance. Sont-elles du côté de l’Europe, mais quelle Europe, celle de la chancelière ou d’un hypothétique axe Berlin Paris ?

Pour nous rassurer il y a une réalité et un espoir : le libre échange est facteur de paix. Tant que les peuples sont libres de leurs mouvements, de leur commerce, de leurs investissements, rien n’est perdu, et leurs dirigeants sont obligés de composer. C’est au contraire la démagogie souverainiste, nationaliste et protectionniste qui mène aux conflits. L’équilibre de la terreur est une garantie fragile, il vaut mieux miser sur l’harmonie dans la liberté. Pour assurer la paix, il faut mesurer la peste verte, la peste rouge et la peste noire, au lieu de s’en faire les complices.

 
More Articles :

» Le pétrole va tuer la planète

Mais il va sans doute bénéficier à l’humanité et notamment aux peuples les plus pauvres. Le cours mondial du pétrole vient à nouveau de s’effondrer : c’est que les énergies fossiles sont plus fournies, plus accessibles et moins chères...

» COP 21 : Résistances à Trump

Pourquoi cette unanimité ? Est-elle toujours légitimée ?

» Accélération de la croissance mondiale ?

Le point d’interrogation s’impose. Si l’on se réfère au rapport publié la semaine dernière par le Fonds Monétaire International, la croissance mondiale devrait s’accélérer. Mais si l’on détaille les arguments du rapport, cet...

» La majorité de Trump éclate

Les Républicains les plus libéraux rejettent un texte trop accommodant

» Marine Le Pen chez Poutine

Qui a gagné à cette entrevue ? Poutine sûrement, Marine Le Pen peut-être

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...