Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait

L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

Lire la suite...
Le débat est clos PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 07 Mars 2017 00:00
Elections présidentielles l www.libres.org

Le débat est clos, le défi est ouvert.

« Le débat est clos ». C’est ce qu’a déclaré ce soir même Gérard Larcher, qui venait de présider le Comité Politique des Républicains. Le suspense est levé, surtout après le désistement contrit d’Alain Juppé. François Fillon est et sera le candidat unique de la droite et du centre, à charge pour lui de rassembler le plus de personnalités et de courants autour de lui.

 

 

C’est un défi qui est donc lancé non seulement à François Fillon, mais aussi à tous ceux qui le soutiennent – et je le soutiens, comme une large majorité de libéraux classiques. Le défi est à trois dimensions : politicienne, électorale, libérale.

La dimension politicienne exige que François Fillon non seulement arrête l’hémorragie des élus nationaux et locaux, mais récupère une partie de ceux qui l’ont quitté par peur de perdre leur siège ou leur position. L’hémorragie va à mon sens cesser après la décision du Comité Politique, seule la position de l’UDI demeure incertaine. La récupération sera plus difficile, surtout chez les juppéistes qui n’ont jamais été des fanatiques de celui qui avait battu leur candidat. D’ailleurs François Fillon a été assez sévère pour « ceux qui ont quitté le navire », et pour les « manœuvres de couloirs » qui se sont multipliées depuis une semaine. Cependant, dans cette mission digne des sauveteurs bretons, il peut compter sur plusieurs alliés, dont Larcher lui-même, mais aussi François Baroin, qui apparaît comme le futur premier ministre dès maintenant. Le choix de Jean Louis Borloo, seule personnalité centriste importante, pourrait aussi être décisif dans ce premier défi qui concerne les politiciens.

La dimension électorale est évidemment la plus importante : après tout, les interviews de messieurs Fenech, Estrosi ou de mesdames NKM et Pécresse n’intéressent que les journalistes. Ici, il s’agit de conforter le « socle » qui demeure solide à quelque 20 % des électeurs potentiels. C’est relativement facile, seul le cap du 15 mars (décision des juges d’instruction) sera difficile à passer - mais les électeurs fillonnistes y sont préparés. Reste maintenant à convaincre ceux qui aujourd’hui ont fait le choix de Le Pen ou Macron, mais surtout ceux qui pour l’instant sont indécis ou à l’inverse décidés à s’abstenir. Contrairement à ce que l’on croit, la route est longue d’ici le 23 avril, et il n’est pas sûr que ceux qui aujourd’hui caracolent en tête tiennent la distance. Quand on se mettra à parler sérieusement des programmes, la légèreté des candidats face à Fillon sera apparente. Il y a au moins deux talons d’Achille : la sortie de l’euro pour Marine et la nationalisation de Polemploi pour Emmanuel. Sans doute le « sortez les sortants » peut-il séduire, mais la solidité et l’expérience peuvent aussi être prises en compte. Sans doute François Fillon continuera-t-il à être la cible prioritaire, et des trois côtés (ne pas oublier qu’il existe un troisième camp, celui des deux candidats de gauche), mais les munitions utilisées contre lui à ce jour sont en voie d’épuisement (reste évidemment la mise en examen, mais le sujet est déjà défleuri). D’ailleurs, les passes d’armes entre François Fillon et ses « amis », l’insistance qu’il a mise à opposer la classe politique et le peuple ont persuadé beaucoup de Français qu’une page a été tournée dans l’histoire de la droite la plus bête du monde : les sortants ont été sortis. Fillon contre l’establishment Depuis dimanche, François Fillon a l’énorme avantage d’apparaître comme celui qui a le soutien de la société civile contre les caciques de la société politique. Dans cette dimension électorale, ce sont surtout les indécis vers qui il faut aller : ce sont eux qui feront pencher la balance. Là encore, le fait d’entrer enfin en campagne sur les thèmes de son programme devrait très vite avantager Fillon.

La dimension libérale est liée à cette croisade vers les indécis. Si les discours, les écrits et les meetings tenus par François Fillon ont leur importance, la société civile ne sera conquise que si les libéraux redoublent d’efforts. Redoublons d’efforts Efforts pour expliquer que la liberté c’est l’emploi, l’harmonie sociale, le respect de la personne, alors que le socialisme c’est le chômage, les tensions sociales, le totalitarisme islamique. Efforts pour multiplier les rencontres, les débats, avec des arguments solides – et ces arguments doivent aussi être simples et affutés. Je l’ai souvent dit : s’il y a une exigence de liberté, la liberté exige beaucoup de ses défenseurs. Encore quelques mois d’engagement, puis nous pourrons nous reposer sur nos lauriers. N’attendons pas que le peuple de France se prononce. Commençons à aller vers lui et à lui parler liberté.

 
More Articles :

» Pourquoi nous, économistes, soutenons François Fillon

L’actualité souligne l’impérieuse nécessité de confier la liberté et la sécurité de notre nation à un homme courageux et expérimenté. A la veille des élections vingt économistes ont affirmé leur soutien à François Fillon en...

» Pourquoi je voterai Fillon malgré tout !

De la part d'un Saint-Cyrien

» Le Figaro Premium - Pascal Salin : «Non, Emmanuel Macron n'est pas libéral»

Macron n’est pas libéral : Pascal Salin démontre les incompatibilités entre le libéralisme et le programme économique de Macron. Par comparaison, Fillon propose deux mesures authentiquement libérales : la réforme du marché du travail et...

» Emmanuel Hollande

Emmanuel Hollande ou François Macron : cette moquerie (d’un goût approximatif) de François Fillon au cours de son interview sur les antennes de RTL jeudi dernier a tout de même une sérieuse valeur pédagogique : Macron ce n’est pas le...

» La majorité de Trump éclate

Les Républicains les plus libéraux rejettent un texte trop accommodant

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

Lire la suite...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1319 du 25 avril 2017


Editorial : Je ne voterai pas Macron

Conjoncture : Accélération de la croissance mondiale ?

Actualité  : La justice contre la police - Vos impôts sur le revenu

Spécial présidentielles  : La droite la plus bête du monde - Comment se jouera la campagne maintenant ?

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...