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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 07 Mars 2017 00:00
Elections présidentielles l www.libres.org

Le débat est clos, le défi est ouvert.

« Le débat est clos ». C’est ce qu’a déclaré ce soir même Gérard Larcher, qui venait de présider le Comité Politique des Républicains. Le suspense est levé, surtout après le désistement contrit d’Alain Juppé. François Fillon est et sera le candidat unique de la droite et du centre, à charge pour lui de rassembler le plus de personnalités et de courants autour de lui.

 

 

C’est un défi qui est donc lancé non seulement à François Fillon, mais aussi à tous ceux qui le soutiennent – et je le soutiens, comme une large majorité de libéraux classiques. Le défi est à trois dimensions : politicienne, électorale, libérale.

La dimension politicienne exige que François Fillon non seulement arrête l’hémorragie des élus nationaux et locaux, mais récupère une partie de ceux qui l’ont quitté par peur de perdre leur siège ou leur position. L’hémorragie va à mon sens cesser après la décision du Comité Politique, seule la position de l’UDI demeure incertaine. La récupération sera plus difficile, surtout chez les juppéistes qui n’ont jamais été des fanatiques de celui qui avait battu leur candidat. D’ailleurs François Fillon a été assez sévère pour « ceux qui ont quitté le navire », et pour les « manœuvres de couloirs » qui se sont multipliées depuis une semaine. Cependant, dans cette mission digne des sauveteurs bretons, il peut compter sur plusieurs alliés, dont Larcher lui-même, mais aussi François Baroin, qui apparaît comme le futur premier ministre dès maintenant. Le choix de Jean Louis Borloo, seule personnalité centriste importante, pourrait aussi être décisif dans ce premier défi qui concerne les politiciens.

La dimension électorale est évidemment la plus importante : après tout, les interviews de messieurs Fenech, Estrosi ou de mesdames NKM et Pécresse n’intéressent que les journalistes. Ici, il s’agit de conforter le « socle » qui demeure solide à quelque 20 % des électeurs potentiels. C’est relativement facile, seul le cap du 15 mars (décision des juges d’instruction) sera difficile à passer - mais les électeurs fillonnistes y sont préparés. Reste maintenant à convaincre ceux qui aujourd’hui ont fait le choix de Le Pen ou Macron, mais surtout ceux qui pour l’instant sont indécis ou à l’inverse décidés à s’abstenir. Contrairement à ce que l’on croit, la route est longue d’ici le 23 avril, et il n’est pas sûr que ceux qui aujourd’hui caracolent en tête tiennent la distance. Quand on se mettra à parler sérieusement des programmes, la légèreté des candidats face à Fillon sera apparente. Il y a au moins deux talons d’Achille : la sortie de l’euro pour Marine et la nationalisation de Polemploi pour Emmanuel. Sans doute le « sortez les sortants » peut-il séduire, mais la solidité et l’expérience peuvent aussi être prises en compte. Sans doute François Fillon continuera-t-il à être la cible prioritaire, et des trois côtés (ne pas oublier qu’il existe un troisième camp, celui des deux candidats de gauche), mais les munitions utilisées contre lui à ce jour sont en voie d’épuisement (reste évidemment la mise en examen, mais le sujet est déjà défleuri). D’ailleurs, les passes d’armes entre François Fillon et ses « amis », l’insistance qu’il a mise à opposer la classe politique et le peuple ont persuadé beaucoup de Français qu’une page a été tournée dans l’histoire de la droite la plus bête du monde : les sortants ont été sortis. Fillon contre l’establishment Depuis dimanche, François Fillon a l’énorme avantage d’apparaître comme celui qui a le soutien de la société civile contre les caciques de la société politique. Dans cette dimension électorale, ce sont surtout les indécis vers qui il faut aller : ce sont eux qui feront pencher la balance. Là encore, le fait d’entrer enfin en campagne sur les thèmes de son programme devrait très vite avantager Fillon.

La dimension libérale est liée à cette croisade vers les indécis. Si les discours, les écrits et les meetings tenus par François Fillon ont leur importance, la société civile ne sera conquise que si les libéraux redoublent d’efforts. Redoublons d’efforts Efforts pour expliquer que la liberté c’est l’emploi, l’harmonie sociale, le respect de la personne, alors que le socialisme c’est le chômage, les tensions sociales, le totalitarisme islamique. Efforts pour multiplier les rencontres, les débats, avec des arguments solides – et ces arguments doivent aussi être simples et affutés. Je l’ai souvent dit : s’il y a une exigence de liberté, la liberté exige beaucoup de ses défenseurs. Encore quelques mois d’engagement, puis nous pourrons nous reposer sur nos lauriers. N’attendons pas que le peuple de France se prononce. Commençons à aller vers lui et à lui parler liberté.

 
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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

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