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Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 28 Février 2017 00:00
Mardi gras l www.libres.org

Deux Français sur trois s’intéressent aux présidentielles. Mais un Français sur deux s’abstiendrait en avril prochain. Sur l’autre moitié des électeurs, trente pour cent sont indécis. Ce qui signifie qu’aujourd’hui un Français sur trois sait pour qui voter.

 

 

Je fais partie de cette minorité. Je me demande si cette minorité sera assez agissante pour donner au scrutin prochain quelque signification. Je partage avec quelques personnalités de la mouvance libérale un engagement désormais public : un communiqué de soutien à François Fillon circule depuis quelques heures sur internet. Tous les signataires de ce communiqué, moi le premier, ne sont pas des inconditionnels du candidat de la droite et du centre. La campagne sur les emplois fictifs, même si elle procède d’une manipulation honteuse, a terni l’image personnelle d’un homme de qualité. Et le programme proposé n’est pas « ultra-libéral », tant s’en faut. Mais il fallait bien que le vote libéral s’exprime d’une façon ou d’une autre, et j’ai fait mon choix avec la certitude qu’au moins au premier tour je ne saurais ni voter pour l’un quelconque des autres candidats ni m’abstenir.

C’est probablement le comportement des abstentionnistes qui, à l’heure présente, sera décisif. Ce diagnostic peut se modifier au fil des heures, tant il est vrai que cette campagne ne ressemble pour l’instant à nulle autre. D’ailleurs les législatives de juin se profilent déjà derrière la présidentielle du printemps, ce qui rend les prévisions encore plus fragiles : en dépit de la nouveauté du quinquennat, aucun des cinq candidats aujourd’hui en tête ne peut être assuré d’avoir une majorité parlementaire. Seule une large victoire permettrait au candidat de réaliser son programme – dans la mesure où il voudrait l’appliquer. Avec un Français sur trois réellement déterminé à cette heure, l’horizon semble bouché.

C’est donc de notre aptitude à faire sortir une masse d’électeurs de leur comportement d’hésitation ou d’abstention que dépendra l’issue de scrutins pourtant historiques. L’hésitation est conjoncturelle : mis à part le Fillon de novembre, que les sondages plaçaient alors à plus de 30 % des intentions de vote, aucun candidat n’a jamais distancé de façon significative les autres. L’éclatement de la gauche et l’irruption de Macron n’ont pas facilité la tâche des électeurs, et Marine Le Pen elle-même vit une lune de miel avec un électorat que l’on dit fidèle mais qui est en fait très hétéroclite. Par contraste, l’abstention est structurelle : voilà des années qu’un nombre toujours croissant de Français ne croit plus ni aux élections, ni à la classe politique, ni à la politique. Je me sens assez proche d’eux, et je confesse par exemple m’être abstenu de voter pour Sarkozy au premier tour de 2012, et avoir traîné les pieds pour lui apporter mon suffrage au deuxième tour. Que puis-je reprocher, que puis-je dire à ceux qui préfèrent la pèche à la ligne ? Quels arguments devons-nous avancer pour amener à François Fillon les quelques milliers de voix qui pourraient lui manquer ? Ces arguments sont l’importance du choix, la pertinence du choix. Importance du choix, pertinence du choix. Arguments solides puisque, dit-on, 80 % des quatre millions d’électeurs qui ont élu Fillon en novembre continuent à le soutenir, en dépit des déceptions de nature diverse.

L’importance du choix est évidente. La France est un pays en état de ruine économique et d’explosion sociale. Beaucoup de nos compatriotes, jeunes ou épargnants, ont choisi la fuite à l’étranger. L’abstention est une fuite : s’expatrier en restant sur le sol français. C’est une solution personnelle ; elle prend en compte les intérêts individuels ou familiaux : comment la condamner, si ce n’est en rappelant que priver ses amis et son entourage de son énergie c’est leur nuire ? Mais l’Etat Providence nous a tellement condamnés à la solidarité forcée que le sentiment communautaire spontané s’est émoussé, voire a disparu. Mais l’abstention condamne aussi à un non-sens : puisque c’est la politique qui nous a valu le désamour de la France et même des Français, pourquoi s’en désintéresser ? On ne peut soutenir que rien ne peut changer, et ne rien faire pour que ça change. Voter est la seule forme de résistance qui nous soit offerte aujourd’hui.

Encore faut-il voter pour un changement réel. Le succès de Marine Le Pen tient essentiellement au désir de changement, mais le changement promis est purement utopique et démagogique : sortez les sortants. Le succès de Macron tient surtout à la surprise d’un langage hermétique et d’un programme délirant, le changement est purement verbal et incohérent : votez pour le magicien socialiste libéral. Hamon et Mélanchon se disputent le rêve des lendemains qui chantent après le cauchemar capitaliste : ils ont déjà fait rêver. Le changement réel ne peut être que rupture avec l’Etat, et libération des Français. François Fillon met son programme sous le signe de la liberté économique, et promet un Etat subsidiaire. C’est une inspiration vertueuse. Même si l’Etat Providence est encore trop présent dans les discours de campagne, la perspective de réformes structurelles est ouverte. Un premier pas Il nous appartiendra, par la suite, de faire avancer la cause libérale au-delà des simples références. Je ne crois pas que nous en aurons fini miraculeusement en 2017 avec l’étatisme pluriséculaire régnant en France, mais au mois n’aurons-nous pas abandonné la partie. Pour arriver à la libération, il faut commencer par résister. S’engager est un impératif de la liberté. Voter c’est aussi s’engager.

 
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Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

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