CHOMAGE

Le chômage comprend l'ensemble des travailleurs sans emploi, disponibles pour travailler dans un bref délai et à la recherche d'un emploi salarié. La mesure du chômage donne lieu à de nombreuses erreurs d'interprétation. En particulier, les résultats différent suivant les méthodes utilisées et, en outre, de nombreuses mesures modifient artificiellement le nombre de chômeurs en transformant une partie des actifs sans emplois en catégories non comptabilisées dans le chômage (emplois jeunes, TUC, PIL et autres catégories de stages et formations diverses). Le traitement "social" du chômage se rapproche ainsi d'un traitement "statistique" du chômage, destiné avant tout ê réduire le nombre de jeunes recensés dans les demandeurs d'emplois. Enfin, il faut aussi tenir compte de la durée du chômage; c'est ainsi que si, dans une année, 16 % de la population change d'emploi, cela représente, si le chômage dure en moyenne 6 mois, 8 % de chômeurs en permanence, alors que s'il ne dure que 3 mois en moyenne, ce taux de chômage tombe à 4 %. Les explications des causes du chômage sont nombreuses: Le chômage peut être frictionnel, c'est-à-dire d× seulement au passage de travailleurs de branches en déclin, abandonnées par les consommateurs, vers des branches nouvelles, en expansion. Il est alors le signe d'une grande mobilité du marché du travail et d'une croissance économique dynamique. Le chômage conjoncturel, de son côté, résulterait d'une croissance insuffisante de la dépense et de la production et il suffirait alors de relancer l'économie pour le voir disparaître. Cette thèse se révèle, à l'usage, totalement inadaptée à la situation de nos économies modernes, qui connaissent un taux de croissance positif à moyen terme et pour lesquelles les mesures de relance se révèlent totalement inefficaces. Au contraire, le chômage structurel décrit mieux la réalité actuelle. Il est le résultat de blocages difficiles à éliminer et de malinvestissement. Blocage des créations d’emplois, quant les entrepreneurs sont découragés par la fiscalité ou la réglementation, d’étendre leur activité ; blocage des embauches quant le marché du travail manque de flexibilité (salaires minimums, négociations collectives, temps légal, conditions de travail et licenciements). Le malinvestissement est l’inadaptation qualitative de l’offre à la demande. Il est dû aux manipulations de prix, de crédits et de revenus qui empêchent les adaptations qui devraient accompagner la croissance. Toute politique globale de relance se révèle alors inefficace.

Courbe de Phillips

Plein emploi

Population active

Variations saisonnières