CYCLE

Variations, plus ou moins régulières, de l'activité économique. Les économistes ont d'abord analysé les crises économiques comme des accidents, irréguliers et imprévisibles. Puis s'est développée la thèse de cycles économiques réguliers, de longue durée (comme le cycle Kondratief - 40 ans -) ou, au contraire, plus courts (Juglar par exemple - 7 ans -). Ces cycles comprennent quatre phases: expansion, crise, dépression, reprise. La synthèse des théories du cycle a été présentée en 1939 par Haberler. C'est justement à partir de cette époque que les cycles traditionnels, avec dépression (c'est-à-dire avec chute absolue de la production), ont disparu, pour faire place à des formes très atténuées, les simples récessions (caractérisées par un ralentissement du taux de croissance de la production).
L'explication de cette atténuation des cycles économiques tient à la fois à l'existence de stabilisateurs automatiques de l'activité (liés à l'investissement ou à la consommation) et à une meilleure information économique (au niveau des entreprises ou des ménages), ce qui minimise les erreurs d'appréciation . Par contre

COMMENTAIRE
Le cycle est-il une fatalité d’une économie de marché ? Dès la fin du XVIIIème siècle Malthus et Say lançaient un débat, prolongé jusqu’à nos jours. Au XXème siècle les Keynésiens ont inventé la politique dite "anti-cyclique" (par exemple les mesures de relance lorsque le taux de croissance se ralentit). Loin de stabiliser la croissance, elle a en général agi à contre-temps. En effet, la politique économique n'influence l'activité que plusieurs trimestres après son application, ce qui laisse à la conjoncture le temps de se modifier. De la sorte, on a amplifié et non atténué, les variations économiques naturelles.
On peut d'ailleurs se demander si dans une économie développée multipolaire où l'Etat n'interviendrait pas, les rythmes des diverses activités ne se chevaucheraient pas sans cesse (certaines étant en expansion tandis que d'autres régresseraient), de sorte que le niveau général de l'activité ne serait que peu affecté par des fluctuations cycliques ou non. On revient ainsi à la loi de Say (loi des débouchés) niant le cycle, et imputant les dérèglements de l’économie aux maladresses politiques (notamment à l’incapacité des banques contrôlées par le gouvernement de faire correctement leur métier, comme l’avait observé Coquelin au siècle dernier).

Conjoncture

Crise

Dépression

Loi des débouchés