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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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FRANCOIS CEYRAC : LE DEFENSEUR DE LA LIBRE ENTREPRISE PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 26 Mai 2010 01:00

François Ceyrac vient d’aller vers la maison du Père, à l’âge de 98 ans. Cette disparition m’attriste, bien que depuis de longs mois la santé de cet ami ait été très défaillante. Les derniers mots qu’il m’a adressés à l’occasion des quarante ans de l’ALEPS étaient d’une main tremblante, mais pleins de chaleur et d’amitié.

 

L’ALEPS perd l’un des membres de son Collège Présidentiel, déjà décimé l’an dernier avec le décès du professeur Roland Drago. Mais elle perd aussi l’un de ses soutiens les plus constants, les plus fidèles depuis son origine. Quand François Ceyrac était président de l’UIMM, il avait compris l’importance d’une reconquête intellectuelle de la France, sous le choc des évènements de 1968. L’idéologie marxiste avait fait un bond en avant, et les beaux esprits étaient acquis aux idées « progressistes ». La gangrène communiste commençait à envahir et menacer la vie des entreprises, Joseph Krasuki, à la tête de la CGT, envahissait les usines, et les « accords de Grenelle » (déjà !) avaient été une catastrophe sociale et économique dont les firmes françaises se relevaient difficilement.

Personnellement je perds aussi un ami de quarante ans. Je l’avais rencontré pour la première fois en 1970 dans son bureau de l’avenue de Wagram, alors que je venais d’être nommé Vice Président de l’ALEPS. Désormais nous ne cesserons d’entretenir des relations d’amitié et de travail. Ces liens se sont affermis quand François Ceyrac est devenu Président du CNPF. A la tête du patronat français, son premier souci a été de montrer les dangers du Programme Commun de la Gauche et les menaces qu’il représentait pour la vie économique et le climat social. Pour endiguer la poussée des socialistes et des communistes réunis, il a prôné le dialogue dans l’entreprise, revalorisant le rôle de l’encadrement, et diffusant la connaissance économique, pour persuader ouvriers et employés des exigences de la concurrence internationale et des convergences des intérêts entre « capital et travail ». L’ALEPS allait être un élément important de cette bataille, analysant les projets des nationalisations, puis rendant aux Français l’espoir d’une alternance libérale après 1981. François Ceyrac devait alors laisser la place à Yvon Gattaz, moins militant et mieux adapté à la « cohabitation », espérant ainsi sauver ce qui pouvait l’être. Le bastion de la résistance demeurait toujours l’UIMM, avec Emile Bourcier comme Président.

François Ceyrac fut à mes yeux exemplaire à un double titre. D’une part sa fidélité et son courage : entré à l’UIMM en 1936 il s’est toujours battu pour les mêmes idées, contre le communisme et le socialisme. D’autre part son engagement était inspiré par un humanisme qui puisait ses sources dans la foi chrétienne. Catholique fervent, frère du célèbre Père Ceyrac qui en Inde a été toute sa vie aux côtés des pauvres, François Ceyrac faisait de son engagement une mission. La France de l’entreprise est aussi une terre de mission, qui a besoin de recevoir la bonne nouvelle, le message de la liberté.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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