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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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La modernité de Bastiat

Les tout derniers développements de la science économique se trouvent entières dans l’œuvre de Bastiat : il a été précurseur de l’école du « public choice » (Buchanan), de l’analyse des institutions (Hayek), de la théorie des droits de propriété (Alchian, Demsetz).

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MES AMIS JACQUES PLASSARD ET MANUEL AYAU (MUSSO) PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 01 Septembre 2010 01:00

Jacques Garello rend hommage à deux grands libéraux, disparus ce mois-ci 

 

Comme tous les libéraux français qui le connaissaient et l’aimaient, j’ai été attristé par la disparition de Jacques Plassard, au début de ce mois d’août. Jacques Plassard était membre du Collège Présidentiel de l’ALEPS. Un collège lourdement frappé depuis quelques mois avec la disparition de François Ceyrac et Roland Drago. C’est toute une génération de libéraux de la première heure qui s’éteint avec eux.

Economiste, Jacques Plassard s’est spécialisé très vite dans la prévision économique, présidant la SEDEIS fondée par Bertrand de Jouvenel, puis fondant Rexeco (devenu Rexécode), le seul institut privé de statistique et d’économétrie en mesure de contester le monopole de l’INSEE, officine étatique dotée de moyens hors du commun grâce à l’argent des contribuables, dûment orientée vers la planification, et vouée au service de l’Etat et de l’idéologie dominante. Jacques Plassard a présidé pendant près de dix ans la Société d’Economie Politique, bastion de l’économie de marché, et participait aux travaux et à l’administration de l’ALEPS depuis 1978.

Moins connu du public français, c’est un libéral de renommée mondiale qui nous a quittés quelques jours plus tard. Le 4 août s’éteignait, après une longue maladie, Manuel Ayau, que comme tout le monde j’appelais familièrement « Musso ». Manuel Ayau a été en 1972 le fondateur de la très célèbre Université Francisco Marroquin, à Guatemala City, dont il a été jusqu’à sa disparition Recteur Honoraire. Cet ingénieur, diplômé des universités américaines, chef d’une entreprise industrielle de céramique, s’était donné pour mission de protéger la jeunesse de son pays et de l’ensemble de l’Amérique Latine contre la propagande marxiste, anti-capitaliste et anti-américaine qui faisait (et fait à nouveau depuis quelque temps) des ravages, sous l’impulsion de Castro (et aujourd’hui Chavez, Morales et Garcia). Avec d’autres industriels amis, il a bâti une Université sans équivalent : il y a attiré les meilleurs professeurs du monde entier, les cours ont été donnés en anglais et en espagnol, les équipements électroniques les plus sophistiqués ont été mis à la disposition des étudiants, une bibliothèque extraordinaire (à l’entrée de laquelle figure un buste de Ludwig von Mises) offre toute la littérature économique et juridique voulue, et l’Université s’est même dotée d’une Faculté de Médecine et d’un hôpital.

Musso avait compris l’importance de la bataille des idées et de l’éducation. Sa formation et ses convictions l’ont naturellement porté vers l’élite mondiale de la pensée libérale. Il a été en 1964 membre de la Société du Mont Pèlerin, aux côtés de Hayek, et il a présidé aux destinées de la Société en 1978-1980. La session mondiale de la Société s’est tenue à l’Université Francisco Marroquin en 2004 ; organisée par le Président Giancarlo Ibarguen, disciple et ami de Musso. J’ai eu l’honneur et le plaisir de l’accueillir à Cannes en 1994 puis à Aix en Provence en 2007, dans le cadre de l’Université d’Eté de la Nouvelle Economie, et à cette occasion Musso a été fait citoyen d’honneur de la ville d’Aix. Il portait à la France et aux libéraux français une profonde amitié, et il nous a fréquemment invités à visiter Francisco Marroquin, pour être les observateurs et les témoins de ce qu’est une grande université privée, internationale, accueillant près de 5.000 étudiants venus de tous les pays d’Amérique Latine.

Son énergie, sa gentillesse, sa simplicité, son dévouement faisaient de lui un ami hors du commun. Je garderai toujours en mémoire les longues promenades avec lui dans les allées de Francisco Marroquin, autour des bâtiments noyés dans la végétation tropicale. Autour de nous la nature régnait comme la pensée : en liberté.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
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Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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