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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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François Fillon : suicide ou assassinat ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 30 Janvier 2018 00:00

Sur BFM TV lundi soir la question était « Qui a tué François Fillon ? ». Il y a été fortement suggéré que si François Fillon a perdu les élections il n’a qu’à s’en prendre à lui-même. Mais à la vérité il n’a jamais été question des vrais assassins, si ce n’est l’odieux personnage de Robert Bourgi, le truand qui a sciemment « offert » les costumes au moment décisif. Pour éliminer François Fillon, il fallait aussi assassiner la démocratie française.

 

Dans le débat qui a suivi cette « enquête » savamment montée Valérie Boyer, députée des Bouches du Rhône et actuelle secrétaire générale de LR, a mis en évidence les raisons de la chute de François Fillon : barrer la route de l’Elysée à celui qui en décembre 2016 était pratiquement assuré d’être Président de la République. Il y a bien eu « assassinat de la démocratie », a-t-elle soutenu avec talent. Deux forces se sont coalisées : celle des politiciens « de droite » battus dans la primaire, mais aussi celle des soutiens à Macron qui disposaient d’une puissance médiatique, relationnelle et financière incroyable. Si le comportement de Juppé, Sarkozy et leurs amis a été évoqué, rien n’a été dit de Drahi, Berger, Niel ou Arnault, ni des réseaux des grands corps de l’Etat, de Bercy, des rats qui avaient quitté le navire Hollande, et enfin de tous ceux que le capitalisme de connivence a enrichis – notamment avec la France Afrique (dont Bourgi aura été le bras vengeur).

Le coup du costume a été fatal puisqu’après le succès énorme et inattendu du Trocadéro la campagne de Fillon avait repris avec vigueur, et l’effet de la mise en examen organisée par un tribunal et des juges d’exception était pratiquement neutralisé. Mais juppéistes et sarkozistes ont continué à brouiller les cartes, et certains, comme Solère ou Raffarin ou Apparu (témoins dans l’émission) se permettent aujourd’hui  de plastronner et de louer Emmanuel Macron qui leur doit son étroit succès.

Sur l’essentiel, c’est bien la démocratie qui a été assassinée, mais aussi le libéralisme. Bien que la conversion de François Fillon ait été récente (le passé de gaulliste de gauche était pesant pour lui) ce sont les thèmes de la liberté économique qui ont été novateurs dans la première phase de sa campagne et lui ont valu le succès à la primaire, tandis que ses concurrents se complaisaient dans le centrisme le plus mou possible (Juppé) ou l’étatisme le plus maffieux possible (Sarkozy). Il y a bien eu un vote libéral le 23 novembre 2016, et il portait François Fillon à l’Elysée. Mais bien que plusieurs aspects du programme Fillon aient été loin de « l’ultra libéralisme », d’autres permettaient une alliance entre liberté économique et conservatisme moral, et rendaient une rupture de la droite avec l’étatisme dirigiste et jacobin enfin possible. Il y avait en gestation une majorité d’électeurs séduits par cette innovation et prêts pour un changement radical bâti autour d’idées cohérentes et adaptées à la situation de la France. Mais les copains et les coquins ont cassé cet espoir. Ce sont les vrais assassins, récidivistes depuis 1945. Mais la vérité vaincra, tôt ou tard.

 

 

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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