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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Universités : une « réforme » pour rien PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 31 Octobre 2017 00:00

Il n’y aura pas de sélection à l’entrée des universités, les soixante-huitards seront contents. En fait, c’est une erreur d’attendre quelque changement décisif de cette réforme puisqu’elle oublie deux causes majeures du naufrage intellectuel des universités françaises : l’échec de l’enseignement primaire et secondaire d’une part, et le principe des diplômes d’Etat.

 

Le Président et le gouvernement prennent grand soin d’accréditer leur réputation de réformateurs. Ils lancent des projets inédits : l’innovation est au pouvoir. Mais à y voir de plus près ces projets sont conservateurs. Conservateur le principe  suivant lequel en fin de compte le bachelier a un droit d’entrée à l’enseignement supérieur (au prix il est vrai d’une procédure de vérification des connaissances irréaliste). Conservateur le processus de négociation avec les « syndicats » étudiants, dont on achète l’accord avec la promesse d’aides financières (crédits d’études, intégration dans le régime général de sécurité sociale pour pallier les défections des mutuelles étudiantes).

Une vraie réforme consisterait à prendre le mal à la racine :

-  Revaloriser le baccalauréat, qui n’a plus aucun sens, et de façon plus générale reconstruire un enseignement primaire et secondaire en faillite ; la vraie réforme n’est pas dans l’université mais dans l’école, le collège et le lycée ;

-  Mettre fin au mythe des diplômes universitaires nationaux. Le « monopole de la collation des grades » dont jouit l’Etat  doit être abandonné, pour revenir à des diplômes d’universités autonomes et concurrents. La sélection se fait alors entre universités, qui elles-mêmes sélectionnent les professeurs et les étudiants. Les universités les plus performantes reçoivent plus de soutiens.

Comme d’habitude, les réformettes vont mécontenter et compliquer, et reporteront à plus tard les réformes véritables qui exigent courage politique, décentralisation et diversité. Mais pour l’instant l’essentiel pour ces dirigeants est d’apparaître pour ce qu’ils ne sont pas : des artisans d’un changement profond, et de masquer ce qu’ils sont réellement : des socialistes étatistes et démagogues.

Faire du bruit autour de pseudo-réformes n’est pas réformer.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1340 du 8 novembre 2017

Editorial : Harcèlement : plan d’urgence ou profonde conversion ?
Actualité
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Macron : 6 mois de théâtre - Trump : un an de «bashing» - Le vrai scandale des «Paradise Papers» - Hulot : 6 mois de recul
Connaissance du libéralisme :
La dévolution des biens matériels
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