Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

Bulletin de commande

Portait

Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

Lire la suite...
Mai 1968 : une déclaration honteuse du Président Macron PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 21 Octobre 2017 00:00

Oser faire un amalgame entre la chienlit de mai 1968 et le printemps de Prague est une honte. Faire de mai 1968 d’origine d’un monde nouveau est une stupidité. Mais le Président Macron tenait trop à ne plus passer pour le Président des riches (qui sont bien sûr de droite), Il devait montrer son ancrage aux côtés des pauvres et de l’extrême gauche.

 

Son excuse, en effet, est sa jeunesse : il n’a pas été concerné par mai 1968. Mais un chef d’Etat peut-il ignorer le passé somme toute récent de son pays ?

Faire le rapprochement entre les barricades du Quartier Latin et le printemps de Prague est une insulte pour Jan Palach, jeune étudiant qui s’est suicidé le 16 janvier 1969 place Wenceslas pour témoigner de la résistance des jeunes étudiants tchèques à l’occupation de leur pays par les chars soviétiques. Pendant quelques semaines du printemps 1968 le peuple tchèque a espéré une libéralisation du régime communiste, le secrétaire du Parti Communiste Alexandre Dubcek avait obtenu la promesse d’une certaine autonomie. En Août 1968 les choses sont rentrées dans l’ordre : la « normalisation » ramenait les Tchèques à la dictature de Moscou et les chars du « pacte de Varsovie » occupaient Prague et tiraient sur la foule, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés. Comment Emmanuel Macron peut-il assimiler la chienlit de mai 1968 et la résistance contre l’oppression ? Comment  réhabiliter ces émeutes organisées et exploitées d’abord par les trotstkistes  et maoïstes puis par Mitterrand, les socialistes et les syndicats révolutionnaires. ? Comment faire de mai 1968 le point de départ d’un monde nouveau, alors qu’il s’agissait de porter au pouvoir la gauche la plus extrême, la plus proche de l’Union Soviétique ou de Mao Tsé Toung ? Au stade Charléty,  Mitterrand se voyait déjà en Président de la République : il devra attendre 13 ans :  alors même que l’empire soviétique s’effondrait la France passait au communisme.

On laisse entendre que l’organisateur d’éventuelles manifestations en mai 2018 serait Daniel Cohn Bendit,, qui a soutenu Emmanuel Macron  pendant la campagne, pour s’en démarquer ensuite. En mai 1968 son surnom était « Dany le rouge ». Certains commentateurs des propos de Macron ont parlé de « Macron le rouge ».

En effet cette triste défiguration de l’histoire par le Président n’a pour but que de rougir sa réputation, parce que la gauche n’admet pas la « suppression » de l’ISF et hurle au « cadeau fait aux riches ». Le Président veut signifier qu’il est du côté des « pauvres » comme le dit Castaner, porte-parole officiel du gouvernement. Macron a donc besoin de dire qu’il est avec la gauche, il ne l’a d’ailleurs jamais reniée. Il se rougit sans doute, mais au prix d’un risque majeur : rougir de honte.

 

 

 
More Articles :

» Le roi soleil réchauffe la planète

C’est le mélange heureux de la climatologie et de la politique : le réchauffement climatique a pour cause les éruptions solaires, et le Président en appelle à la planète pour réchauffer sa popularité. Il faudrait tout de même en finir...

» Lecture subversive de la parabole des talents

Dimanche dernier dans toutes les Eglises du monde la lecture de l’Evangile rappelait la fameuse « parabole des talents ». Une phrase de cette parabole a été reprise maintes fois par les détracteurs du capitalisme qui y ont vu la...

» Universités : une « réforme » pour rien

Il n’y aura pas de sélection à l’entrée des universités, les soixante-huitards seront contents. En fait, c’est une erreur d’attendre quelque changement décisif de cette réforme puisqu’elle oublie deux causes majeures du naufrage...

» Taxe sur les dividendes : le double scandale d’Etat

Bruno Le Maire a parle de « scandale d’Etat » à propos des manipulations budgétaires qui ont conduit le gouvernement Hollande à instaurer une taxe de 3% sur les dividendes versés par les sociétés. Mais il crée lui-même un nouveau...

» Castaner dirigera le parti En Marche

Il était temps de mettre fin à la particularité de LREM et à l’originalité du succès d’Emmanuel Macron : voici maintenant un vrai parti, avec un vrai président. Ce sera Castaner : le choix est fait non par les militants, mais par Macron...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
Actualité
:
La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...