Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Publication trimestrielle depuis plus de 40 ans, le Bulletin rend compte de la vie de l’ALEPS mais il propose aussi dans chacun de ses numéros plusieurs études de ses administrateurs, dont Fred Aftalion, Axel Arnoux, Jacqueline Balestier, Jean Philippe Feldmann, Georges Lane, Bertrand Lemennicier, Pascal Salin, Patrick Simon.

50 pages, Abonnement  annuel : 50€,  numéros anciens 5€ suivant disponibilité

Bulletin d'abonnement

Portait

L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

Lire la suite...
COP 21 : Résistances à Trump PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 06 Juin 2017 00:00

Pourquoi cette unanimité ? Est-elle toujours légitimée ?

 

Résistance de Merkel, résistance de Macron, résistance américaine, résistance mondiale : sont-elles toutes de même inspiration ?

A l’issue du G7, avant même que Trump ait fait esclandre en confirmant le retraite de la COP 21, Angela Merkel, se posant en leader de l’Europe, était entrée en résistance. Elle ne pouvait tolérer la forme et le fond d’un nouvel impérialisme américain. A Bruxelles, Trump avait sans ménagement tancé les Européens pour leur attitude face à l’OTAN, dont ils auraient négligé et le financement et l’objectif, à savoir monter la garde contre l’expansionnisme du Kremlin. Elle a clairement déclaré que le temps de la dépendance de l’Europe « est dans une certaine mesure révolu, j’en ai fait l’expérience ces derniers jours […] Et c’est pourquoi je peux seulement dire que nous, les Européens, devons prendre notre sort en main, bien sûr en toute amitié avec les Etats-Unis d’Amérique, en amitié avec la Grande-Bretagne et en tant que bons voisins chaque fois que c’est possible avec d’autres pays, même avec la Russie. » A n’en pas douter, la Chancelière avait traduit le sentiment de ses collègues de l’Union, mais aussi le difficile équilibre de la diplomatie allemande, à la fois solidaire de ses voisins menacés par la Russie et solitaire dans son approche des problèmes de l’immigration et de la Syrie.

La presse française croit dur comme fer à l’influence de Macron sur la Chancelière et aux bienfaits d’un axe Paris-Berlin, mais pour l’instant cette analyse mérite d’être étayée, car le grand écart entre les pays du Nord et du Sud de l’Union demeure et Berlin pèse plus que Paris. Néanmoins il est évident que le Président français n’a pas laissé passer l’occasion de se poser en chef de la résistance, intervenant en pleine nuit pour condamner Donald Trump, puis mettant à profit le passage à Paris des Premiers Ministres chinois et indien, puis enfin la venue de Bloomberg, venu témoigner de la résistance américaine. Les atours du prestige international sont un apport massif pour les législatives et permettent de faire oublier provisoirement les secousses judiciaires qui menacent En Marche.

L’appel du Président français au peuple américain (peu courant dans les mœurs diplomatiques) a été visiblement entendu. Les savants et entrepreneurs écologiques sont invités à fuir leur pays pour trouver en France un havre de sympathie et un bastion de résistance, mais d’ores et déjà Michael Bloomberg, milliardaire ancien maire de New York, maintenant envoyé spécial de l’ONU pour les villes et les changements climatiques, s’est rendu à l’invitation de Paris et a pris l’engagement au nom de la fondation Bloomberg Philanthropies de lever 15 millions de dollars pour compenser la défection de la Maison Blanche. A son tour Arnold Shwarzenegger, gouverneur de Californie a défié Donald Trump, à ses yeux homme du passé ignorant les périls qui menacent la planète du fait de la nouvelle croissance mondiale. L’acteur de « Terminator » est un écologiste militant, qui avait participé à la COP 21, où il avait fortement sympathisé avec Hollande et Fabius. Certes, il est Républicain, mais de nombreuses personnalités du parti n’aiment pas Trump. En fait, l’opposition entre Républicains et Démocrates est moins forte que celle qui existe entre Californie et Maison Blanche, entre Etats et pouvoir fédéral. Trump a été élu parce qu’il a promis de donner priorité aux intérêts américains (US great) et la sauvegarde de la planète lui paraît très accessoire par comparaison : la réglementation écologique et les impôts américains (pour financer dix milliards versés au nom de la CCNUCC, Convention Climat de l’ONU) sont considérés par lui comme des coûts prohibitifs, et il a une large partie du peuple américain derrière lui. La résistance américaine est donc toute relative, n’en déplaise à la presse mondiale.

Il est vrai que Trump a contre lui une large partie des gouvernants du monde entier. Ils sont entrés en résistance pour défendre l’avenir de la planète et des générations futures (Planet great, a dit Macron avec humour). La presse mondiale est quasi-unanime. Il est vrai que l’écologie politique a conquis tous les esprits depuis les grandes campagnes de Rio et du célèbre Vice Président Al Gore. La cause est entendue : c’est la croissance économique et la mondialisation qui vont engendrer l’apocalypse. Comme nous le soutenons ici, les changements climatiques ne sont pas de notre époque seulement, et l’activité humaine n’y est sans doute pour rien (en revanche l’activité humaine peut leur trouver des parades intelligentes, responsables et non idéologiques). Les grandes tirades sur le « crime contre l’humanité » sont donc hors de propos, elles sont convenances politiciennes et diplomatiques. En revanche on comprend la déception de la nomenklatura verte qui tire célébrité et abondance de l’exploitation de la peur collective, et de tous ces gouvernants despotes de pays déchirés par la dictature et les guerres civiles qui seront peut-être privés de la manne internationale, à moins que quelques odieux capitalistes américains ne leur tendent une main secourable.

 

 
More Articles :

» Du commerce international au libre-échange mondial

La « guerre commerciale » fait craindre un recul du libre échange mondial. C’est ce que l’on pense en général après les initiatives de Donald Trump et les réactions des partenaires commerciaux des Etats Unis.  

» Protection de l’industrie vieillissante

Trump veut défendre la sidérurgie américaine : peine perdue, guerre perdue

» Quand l’Etat français aide l’industrie

Politique de « réindustrialisation » ou de libération ?

» Laurent Wauquiez : le meilleur et le pire

Emission politique sur France 2 ce jeudi : Laurent Wauquiez a été le meilleur et le pire. Le meilleur, c’est l’homme politique, expert en dialectique, capable de déjouer les attaques les plus sournoises, de convaincre les téléspectateurs,...

» Le doux commerce

Le libéralisme est une utopie : voilà ce que les libéraux devraient dire et se dire. Car à l’heure présente, et surtout en France, il y a un besoin d’utopie, c’est à dire d’un rêve mobilisateur et salvateur. Ce rêve c’est celui du...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
Actualité
:
La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...