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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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COP 21 : Résistances à Trump PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 06 Juin 2017 00:00

Pourquoi cette unanimité ? Est-elle toujours légitimée ?

 

Résistance de Merkel, résistance de Macron, résistance américaine, résistance mondiale : sont-elles toutes de même inspiration ?

A l’issue du G7, avant même que Trump ait fait esclandre en confirmant le retraite de la COP 21, Angela Merkel, se posant en leader de l’Europe, était entrée en résistance. Elle ne pouvait tolérer la forme et le fond d’un nouvel impérialisme américain. A Bruxelles, Trump avait sans ménagement tancé les Européens pour leur attitude face à l’OTAN, dont ils auraient négligé et le financement et l’objectif, à savoir monter la garde contre l’expansionnisme du Kremlin. Elle a clairement déclaré que le temps de la dépendance de l’Europe « est dans une certaine mesure révolu, j’en ai fait l’expérience ces derniers jours […] Et c’est pourquoi je peux seulement dire que nous, les Européens, devons prendre notre sort en main, bien sûr en toute amitié avec les Etats-Unis d’Amérique, en amitié avec la Grande-Bretagne et en tant que bons voisins chaque fois que c’est possible avec d’autres pays, même avec la Russie. » A n’en pas douter, la Chancelière avait traduit le sentiment de ses collègues de l’Union, mais aussi le difficile équilibre de la diplomatie allemande, à la fois solidaire de ses voisins menacés par la Russie et solitaire dans son approche des problèmes de l’immigration et de la Syrie.

La presse française croit dur comme fer à l’influence de Macron sur la Chancelière et aux bienfaits d’un axe Paris-Berlin, mais pour l’instant cette analyse mérite d’être étayée, car le grand écart entre les pays du Nord et du Sud de l’Union demeure et Berlin pèse plus que Paris. Néanmoins il est évident que le Président français n’a pas laissé passer l’occasion de se poser en chef de la résistance, intervenant en pleine nuit pour condamner Donald Trump, puis mettant à profit le passage à Paris des Premiers Ministres chinois et indien, puis enfin la venue de Bloomberg, venu témoigner de la résistance américaine. Les atours du prestige international sont un apport massif pour les législatives et permettent de faire oublier provisoirement les secousses judiciaires qui menacent En Marche.

L’appel du Président français au peuple américain (peu courant dans les mœurs diplomatiques) a été visiblement entendu. Les savants et entrepreneurs écologiques sont invités à fuir leur pays pour trouver en France un havre de sympathie et un bastion de résistance, mais d’ores et déjà Michael Bloomberg, milliardaire ancien maire de New York, maintenant envoyé spécial de l’ONU pour les villes et les changements climatiques, s’est rendu à l’invitation de Paris et a pris l’engagement au nom de la fondation Bloomberg Philanthropies de lever 15 millions de dollars pour compenser la défection de la Maison Blanche. A son tour Arnold Shwarzenegger, gouverneur de Californie a défié Donald Trump, à ses yeux homme du passé ignorant les périls qui menacent la planète du fait de la nouvelle croissance mondiale. L’acteur de « Terminator » est un écologiste militant, qui avait participé à la COP 21, où il avait fortement sympathisé avec Hollande et Fabius. Certes, il est Républicain, mais de nombreuses personnalités du parti n’aiment pas Trump. En fait, l’opposition entre Républicains et Démocrates est moins forte que celle qui existe entre Californie et Maison Blanche, entre Etats et pouvoir fédéral. Trump a été élu parce qu’il a promis de donner priorité aux intérêts américains (US great) et la sauvegarde de la planète lui paraît très accessoire par comparaison : la réglementation écologique et les impôts américains (pour financer dix milliards versés au nom de la CCNUCC, Convention Climat de l’ONU) sont considérés par lui comme des coûts prohibitifs, et il a une large partie du peuple américain derrière lui. La résistance américaine est donc toute relative, n’en déplaise à la presse mondiale.

Il est vrai que Trump a contre lui une large partie des gouvernants du monde entier. Ils sont entrés en résistance pour défendre l’avenir de la planète et des générations futures (Planet great, a dit Macron avec humour). La presse mondiale est quasi-unanime. Il est vrai que l’écologie politique a conquis tous les esprits depuis les grandes campagnes de Rio et du célèbre Vice Président Al Gore. La cause est entendue : c’est la croissance économique et la mondialisation qui vont engendrer l’apocalypse. Comme nous le soutenons ici, les changements climatiques ne sont pas de notre époque seulement, et l’activité humaine n’y est sans doute pour rien (en revanche l’activité humaine peut leur trouver des parades intelligentes, responsables et non idéologiques). Les grandes tirades sur le « crime contre l’humanité » sont donc hors de propos, elles sont convenances politiciennes et diplomatiques. En revanche on comprend la déception de la nomenklatura verte qui tire célébrité et abondance de l’exploitation de la peur collective, et de tous ces gouvernants despotes de pays déchirés par la dictature et les guerres civiles qui seront peut-être privés de la manne internationale, à moins que quelques odieux capitalistes américains ne leur tendent une main secourable.

 

 
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