Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait

Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

Lire la suite...
Emplois publics, emplois privés PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 20 Janvier 2016 00:00

En France la création d’emplois privés est ridiculement faible

 

 

Nous avons rappelé à tout propos les raisons profondes et durables du chômage français, et la façon d’éliminer ce fléau humain et social. Liberté du contrat du travail (salaire, durée, temps), réforme de l’impôt (qui pénalise aujourd’hui l’innovation, le succès et l’épargne), réforme de la protection sociale (source de charges exorbitantes), indemnisation du chômage (dissuasif de la reprise du travail) : le programme libéral tient en trois lignes. Mais on a « tout essayé » sauf le programme libéral !

Ce n’est évidemment pas le plan Hollande qui inversera quelque courbe que ce soit, y compris la courbe de la popularité du Président. Personne n’y croit sérieusement. Il y aura 500.000 chômeurs en moins dans la catégorie A puisqu’ils seront en formation.

Il y a une particularité du chômage français qui mérite d’être mise en évidence, comme l’ont fait nos confrères des Echos hier : « Entre mi-2013 et mi-2015 la France a créé nettement moins d’emplois privés que l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. » Malheureusement l’article s’intitule « l’incapacité du secteur privé à créer des emplois est problématique », suggérant que les entreprises privées renâclent à embaucher. Certes, elles renâclent, mais en portent-elles la responsabilité ? La responsabilité incombe à la réglementation, aux impôts, aux charges sociales, bref : à l’Etat. Mais il y a une autre raison, plus profonde : c’est l’hypertrophie du secteur « non marchand », créant des emplois de fonctionnaires et salariés du secteur associatif (en général financé par les pouvoirs publics). L’étude visée par Les Echos apprend qu’en Espagne les emplois créés en un an par le secteur marchand (près de 800.000) ont représenté 85 % du total des emplois créés, en Allemagne (470.000) 60 % du total, et en Italie les emplois privés ont augmenté de 280.000 alors que les emplois publics diminuaient de 45.000. Voici l’exception française : sur 290.000 emplois créés au total, le privé n’a créé que 57.000 emplois.  On remarquera d’ailleurs que le niveau d’embauche (moins de 300.000) dépare de celui de nos voisins, surtout en proportion de la population. C’est dire la léthargie profonde du marché du travail.

Mais ce déséquilibre a de profondes conséquences sur les futures perspectives de créations d’emplois dans notre pays. Bastiat avait déjà fait cette remarque de bon sens, elle l’a rendu célèbre : Une entreprise publique est une médaille à deux revers. Sur l’une figure un ouvrier occupé avec cette devise « Ce qu’on voit », sur l’autre un ouvrier inoccupé avec cette devise : « ce qu’on ne voit pas ».

Bastiat expliquait que l’emploi public est payé par l’Etat, c'est-à-dire par les contribuables. L’argent qui a été absorbé par l’impôt n’est plus disponible ni pour la consommation ni pour l’investissement privé. C’est ce que les économistes appelleront plus tard « l’effet d’éviction ». Faut-il en conclure que l’emploi public s’est simplement substitué à l’emploi privé en « l’évinçant » ? Non, car il y a un autre élément à prendre en considération. L’emploi privé est créé par l’entreprise certes, mais en réponse à une demande formulée sur le marché. Le client choisit, alors que le contribuable ne choisit pas. Le produit payé avec l’argent du client correspond à un besoin véritable, il a une valeur tirée de sa correspondance avec les préférences librement exprimées par les individus. Alors que le produit payé par l’Etat a le riche nom de « service public », qui masque en réalité les seules préférences des autorités publiques. Par définition, ces « biens publics » n’ont aucune rentabilité directe, puisqu’ils sont sensés fournir, et à un prix imposé, le bien-être à une masse de personnes non repérables. Ils n’ont qu’une rentabilité « externe », et ces externalités ne sont pas mesurables. Donc, on peut gonfler à l’envi la production de biens publics, réalisée au détriment de celle des biens et services marchands.

La France est ainsi gorgée de services publics et privée de produits marchands.  La pénurie de produits marchands diminue déjà le niveau de satisfaction des Français, mais elle les prive aussi d’une partie croissante de leur pouvoir d’achat avec les ponctions fiscales. Mais évidemment, tout cela « ne se voit pas » : la classe politique multiplie fonctionnaires, bureaucratie  et impôts, et les Français de réclamer sans cesse plus d’aides et d’interventions de l’Etat et d’attribuer le chômage à la loi du marché !

 
More Articles :

» Macron : Empathique et Emphatique

Empathique : il s’est adressé à de nombreuses catégories de Français en comprenant leur inquiétude, leurs besoins, en les remerciant et les encourageant à faire un effort salutaire pour tous. Emphatique : il a grossi démesurément les...

» Malaise au pays de l’impôt

C’est le titre d’un article paru dans le Figaro de jeudi dernier 12 octobre sous la plume de Charles Jaigu. Il est consacré au livre paru il y a un mois « Philosophie de l’impôt » (PUF) et à une interview de son auteur Philippe Nemo. Le...

» A quoi servent les riches

Ils servent à diminuer le nombre de pauvres. Voilà un théorème qui devrait mettre fin au grand débat de l’heure : le budget 2018 est-il un budget conçu pour les riches ? Ce débat est déplacé, au moment où les fléaux du chômage et du...

» Ce budget n’est ni réformateur ni libéral

Où est la réforme budgétaire promise et magnifiée aujourd’hui par les nouveaux dirigeants ?  Les dépenses n’ont pas diminué, les impôts n’ont pas vraiment baisse, et quantité d’innovations sont utopiques ou arbitraires. Un budget...

» Angela Merkel lance sa campagne

Rien de révolutionnaire : elle garde un cap qui vaut le succès à son pays

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...