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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Mercredi, 27 Mai 2015 00:00

Après d’autres organismes publics, la CAF fouille les comptes bancaires

 

 

La vie privée ne résiste pas longtemps au zèle administratif. L’Etat Providence évolue naturellement vers l’Inquisition d’Etat. Depuis une semaine on sait que les Caisses d’Allocations Familiales ont le droit de consulter les comptes bancaires de leurs assujettis. Cette consultation peut être orientée vers des personnes soupçonnées de fraude, mais aussi pratiquée « au hasard », par sondage. Un tel privilège existait de longue date pour le fisc, dont les agents peuvent entrer dans les comptes bancaires des contribuables, et le font souvent sur simples dénonciations anonymes. La loi sur le renseignement donne aussi au personnel des services de sécurité la possibilité de mettre sur écoutes ou de pénétrer dans les courriels des personnes qui pourraient menacer la nation. Enfin, il est question désormais de prélever les impôts à la source : déjà inquisitorial, voici que l’impôt sur le revenu deviendrait de plus tutélaire : le percepteur se sert lui-même sur vos gains et salaires.

Nous ne sommes pas naïfs : il y a des fraudeurs, il y a des terroristes, il y a des brigands et des escrocs. L’Etat a pour mission de garantir la sécurité et de protéger les personnes et les biens. C’est même l’une des rares missions régaliennes. Cependant on peut observer qu’il est plus habile à poursuivre des Français moyens dont les délinquances sont mineures et détruisent surtout l’argent public, qu’à lutter contre les vrais criminels. On nous dit sans arrêt que les coupables « étaient connus des services de police depuis longtemps », ou étaient récidivistes, ou en liberté conditionnelle. On observera aussi que l’Etat s’occupant de tout, multipliant les règlements, les allocations, les impôts, les subventions, les chances d’être en règle s’amenuisent un peu chaque jour. L’Etat providence devient l’Etat policier.

Dans un état de droit il y a des juges pour protéger les citoyens contre les abus de pouvoir. Mais l’état de droit devient illusoire dans la plupart des pays : l’escalade de l’arbitraire est bien amorcée. Eduquer les citoyens à la responsabilité, les libérer de la servitude politique : voilà comment prévenir la criminalité sous toutes ses formes, au lieu de voir un criminel derrière chaque citoyen.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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