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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Pourquoi la France ne peut pas imiter l’Angleterre PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 12 Mars 2014 00:00

La « big society » de David Cameron est l’objet d’attaques surprenantes

 

Il est de bon ton en France de vanter le mérite du modèle allemand. Certes, beaucoup de gens traînent les pieds et n’aiment pas Angela Merkel. Mais au moins reconnaît-on, en haut lieu comme dans l’opposition, la réussite de la politique économique et sociale menée outre-Rhin.

On n’a pas la même indulgence pour la Perfide Albion. David Cameron n’est pas encore autant haï que Margaret Thatcher, mais cela ne saurait tarder.

Le Premier Ministre a inventé la « big society », voulant transformer l’Angleterre en un territoire avec le moins d’Etat possible, les tâches naguère accomplies par des fonctionnaires étant désormais assumées soit par des entreprises privées soit par des associations ou autres expressions de la société civile. Visiblement, le projet a obtenu un certain succès puisque, depuis 2010 et l’arrivée au gouvernement des conservateurs, le secteur public britannique a vu entre 500 000 et 600 000 emplois publics supprimés (et cela continue), tandis que le secteur privé a créé 1,4 million d’emplois. L’Angleterre a aujourd’hui 4 millions de fonctionnaires, contre 6 millions chez nous : elle en supprime 100.000 par an, alors que nous considérons comme un exploit d’atteindre les 30.000 suppressions.

Mais c’est tant mieux disent certains : les associations et autres substituts des services naguère publics ne seraient pas à la hauteur, car l’Etat ne pourrait pas les financer. En Angleterre, si l’on excepte l’école, il n’y a pas eu de totale privatisation des services publics, faute de subventions de la part de l’Etat.

Cette analyse (que l’on trouve par exemple sous la plume de Florentin Collomp dans Le Figaro d’hier) est assez délirante : la privatisation ne pourrait aller de pair avec la baisse des dépenses publiques car seul le soutien financier de l’Etat permettrait au secteur privé de prendre son essor. D’où une conclusion tragi-comique : « la big society est tombée aux oubliettes ». Ce sont les auteurs de tels propos qui devraient passer à la trappe. Ce qui empêche la France d’imiter la Grande Bretagne, c’est le poids des syndicats de fonctionnaires et le culte de l’Etat et de ses services publics entretenus par nos dirigeants issus d’une certaine Ecole d’Administration…

 
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