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Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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Quand Hollande se prend pour Schröder PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 29 Mai 2013 00:00

A Leipzig le Président français fait l’éloge du modèle allemand

Voulait-il renouer le dialogue avec la classe politique allemande ? Voulait-il prononcer à l’étranger un discours qu’il n’osait pas prononcer en France ? Toujours est-il que François Hollande a surpris son monde, au point que Le Figaro en a fait son titre à la une : « Réformes : Hollande fait l’éloge du modèle allemand ».

Et quel éloge ! Il a visé les lois Harz introduites par Gerhard Schröder, chancelier appartenant au parti socialiste SPD, qui ont totalement refondu le code du travail allemand : liberté d’embauche et de licenciement, limitation considérable de l’application des négociations collectives et règles définies au niveau de chaque entreprise entre personnel et direction, et enfin chômage partiel. Tout en réaffirmant sa qualité et sa fierté de « socialiste », Hollande veut être un socialiste à l’allemande. Invité au congrès du SPD et en présence de la chancelière (qu’il n’a pas pour autant épargnée) Hollande a insisté : « le progrès c’est aussi de faire des réformes courageuses pour l’emploi et anticiper les mutations sociales et culturelles, comme l’a fait Gerhard Schröder ». Et d’affirmer: « La gestion de l’économie n’est ni de droite ni de gauche. L’important c’est ce qui marche ».

Bien évidemment, ce discours a une portée incontestable en France : c’est un coup de couteau dans le pacte unissant le Président à la Gauche unie et aux Verts, mais aussi à toute l’aile extrême de son parti. Il ne faut jamais oublier qu’à la différence du SPD, les socialistes français ont toujours rejeté l’économie de marché et la libre entreprise. La confusion dans la majorité va donc être désormais à son comble.

Mais le risque politique pris ainsi par François Hollande est-il seulement inspiré par la diplomatie ? C’est peu vraisemblable. Il peut avoir un sens et annoncer une inflexion, fût-elle mineure, dans la politique économique française.

Il est vrai que nombre de réformes libérales décisives ont été faites par des gouvernements de gauche : Australie, Nouvelle Zélande, Canada entre autres. Tony Blair, bien que travailliste, n’a pas effacé les réformes de Margaret  Thatcher, il en a même rajouté une couche.

Serions-nous donc à la veille d’un heureux évènement ? La prudence la plus élémentaire s’impose, tant il est vrai que le mensonge est un exercice dans lequel excelle le Président, et tant la pression des « vrais socialistes » est forte. Mais les libéraux applaudiront des deux mains si notre François devient un vrai Gerhard. Pour l’instant il n’a fait qu’un discours. 

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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