Portait

Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels. Mais tandis que Jevons et Walras pensent la découvrir dans le calcul objectif de l’utilité marginale, Menger met au contraire l’accent sur la pure subjectivité des choix, de sorte qu’il nie purement et simplement toute référence à l’homo oeconomicus. « Chaque homme est unique et irremplaçable », pourrait-on dire, et c’est à partir de l’expérience du décideur, de ses goûts, de sa situation sur-le-champ, de son information, qu’il va faire ce qui lui semble le meilleur choix. Ainsi va-t-il bien plus loin que ses contemporains, en introduisant une économie « du temps et du savoir », caractéristique de ce que l’on appelle aujourd’hui l’école « autrichienne » dont l’influence scientifique et politique est aussi grande depuis un demi-siècle que l’école keynésienne ou l’école de Chicago.

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Traitement social du chômage PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 25 Janvier 2012 01:00

Le « sommet social » s’inscrit dans la grande tradition française

Le sommet social a fait plus de bruit que de bien. Il fallait s’y attendre et sans forcer son talent Jacques Garello l’avait annoncé dans son éditorial de la semaine dernière. Les problèmes qui fâchent, comme la TVA sociale, ont été renvoyés à une prochaine audience ou à un prochain discours. Peut-être les Parlementaires en auront-ils la primeur : nouvelles mœurs ? 

Il a été facile en revanche de trouver un quasi-consensus sur la rallonge budgétaire de 430 millions que l’Etat va mettre à la disposition des chômeurs. Jean Claude Mailly lui-même a dit sa satisfaction pour l’aide apportée à Pole emploi sous forme du recrutement de 1.000 personnes en CDD, tout en regrettant que l’on ne soit pas allé plus loin. Le financement de la formation des chômeurs de longue durée a rapproché les points de vue du Medef et des syndicats. De même l’exonération de charges sociales pour les Très Petites Entreprises qui emploieraient des jeunes. Enfin l’Etat va participer au financement du chômage partiel, qui jouit désormais d’une faveur importée d’Allemagne.

Ces diverses mesures ne sont pas critiquables en soi. Mais elles participent de ce que l’on appelle le « traitement social » du chômage. Aider les chômeurs ce n’est pas lutter contre le chômage. On soigne les manifestations du mal, on n’attaque pas ses racines. Cette méthode a été initiée par le gouvernement Mauroy en 1981 ; et voici trente ans que les gouvernants successifs y sont fidèles. Ils refusent le traitement économique du chômage, qui consisterait à supprimer les germes du chômage français : manque de fluidité du marché du travail du fait d’un droit social aberrant, obstacles de toutes sortes à la mobilité professionnelle (logement, école, santé), coût du travail artificiellement gonflé par une Sécurité Sociale ruineuse et inefficace, SMIC et indemnités de chômage trop élevés.

Il est vrai que l’on a entendu, à propos de la compétitivité, quelques allusions à la flexibilité et au financement de la protection sociale. Y aurait-il eu quelque lueur de lucidité dans l’esprit de certains des participants ? Ce serait le vrai miracle de ce sommet.

 

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