Traitement social du chômage PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 25 Janvier 2012 01:00

Le « sommet social » s’inscrit dans la grande tradition française

Le sommet social a fait plus de bruit que de bien. Il fallait s’y attendre et sans forcer son talent Jacques Garello l’avait annoncé dans son éditorial de la semaine dernière. Les problèmes qui fâchent, comme la TVA sociale, ont été renvoyés à une prochaine audience ou à un prochain discours. Peut-être les Parlementaires en auront-ils la primeur : nouvelles mœurs ? 

Il a été facile en revanche de trouver un quasi-consensus sur la rallonge budgétaire de 430 millions que l’Etat va mettre à la disposition des chômeurs. Jean Claude Mailly lui-même a dit sa satisfaction pour l’aide apportée à Pole emploi sous forme du recrutement de 1.000 personnes en CDD, tout en regrettant que l’on ne soit pas allé plus loin. Le financement de la formation des chômeurs de longue durée a rapproché les points de vue du Medef et des syndicats. De même l’exonération de charges sociales pour les Très Petites Entreprises qui emploieraient des jeunes. Enfin l’Etat va participer au financement du chômage partiel, qui jouit désormais d’une faveur importée d’Allemagne.

Ces diverses mesures ne sont pas critiquables en soi. Mais elles participent de ce que l’on appelle le « traitement social » du chômage. Aider les chômeurs ce n’est pas lutter contre le chômage. On soigne les manifestations du mal, on n’attaque pas ses racines. Cette méthode a été initiée par le gouvernement Mauroy en 1981 ; et voici trente ans que les gouvernants successifs y sont fidèles. Ils refusent le traitement économique du chômage, qui consisterait à supprimer les germes du chômage français : manque de fluidité du marché du travail du fait d’un droit social aberrant, obstacles de toutes sortes à la mobilité professionnelle (logement, école, santé), coût du travail artificiellement gonflé par une Sécurité Sociale ruineuse et inefficace, SMIC et indemnités de chômage trop élevés.

Il est vrai que l’on a entendu, à propos de la compétitivité, quelques allusions à la flexibilité et au financement de la protection sociale. Y aurait-il eu quelque lueur de lucidité dans l’esprit de certains des participants ? Ce serait le vrai miracle de ce sommet.

 

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Innovation et destruction créatrice

C’est certainement au titre de sa théorie de l’innovation et de la destruction créatrice que Schumpeter est le plus connu. Il a le mérite de replacer au cœur de l’économie le personnage de l’entrepreneur, totalement oublié depuis Jean Baptiste Say. L’entrepreneur est un innovateur : il trouve de nouveaux produits (nova) ou de nouvelles méthodes de production (novae). L’innovation est créatrice : elle améliore les performances de la firme, mais fait un meilleur usage des ressources productives (travail et capital) au niveau global, et par là même stimule la croissance. Mais cette redistribution des activités signe aussi le déclin de certains secteurs et la disparition d’entreprises et d’emplois : l’innovation est destructrice. Loin de justifier le statu quo ou le protectionnisme Schumpeter a voulu simplement souligner que la vie économique est faite d’adaptations permanentes. La fluidité des marchés du travail et du capital est une condition nécessaire et suffisante pour une croissance socialement harmonisée.

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