Portait

L’économie mathématique

Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels. Les hommes mettent en ordre les besoins qu’ils veulent satisfaire et les moyens dont ils disposent. Cette « utilité ordinale » les amène à adopter des solutions parfaitement rationnelles. Exemple fameux : dans le salon où elle consomme tasses de thé et petits gâteaux, la vieille dame anglaise va-t-elle prendre une tasse de thé de plus ou commander davantage de gâteaux ? Quelle « utilité marginale » pour chacune de ces consommations nouvelles? De même qu’on peut connaître une fonction mathématique à partir de ses dérivées, on peut comprendre les choix économiques à partir de l’utilité comparée des diverses décisions marginales.

Ce « raccourci » va faire les délices de plusieurs générations d’économistes jusqu’à ce jour, surtout à partir du moment où des ingénieurs et mathématiciens se piqueront d’économie. A partir de 1980, l’économie mathématique sera aussi le refuge des partisans de la planification meurtris par son échec et qui rejoindront la science économique à travers la passerelle des mathématiques, tout en gardant, comme Walras, une idée mécaniciste et désincarnée de l’homo oeconomicus.

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Traitement social du chômage PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Mercredi, 25 Janvier 2012 01:00

Le « sommet social » s’inscrit dans la grande tradition française

Le sommet social a fait plus de bruit que de bien. Il fallait s’y attendre et sans forcer son talent Jacques Garello l’avait annoncé dans son éditorial de la semaine dernière. Les problèmes qui fâchent, comme la TVA sociale, ont été renvoyés à une prochaine audience ou à un prochain discours. Peut-être les Parlementaires en auront-ils la primeur : nouvelles mœurs ? 

Il a été facile en revanche de trouver un quasi-consensus sur la rallonge budgétaire de 430 millions que l’Etat va mettre à la disposition des chômeurs. Jean Claude Mailly lui-même a dit sa satisfaction pour l’aide apportée à Pole emploi sous forme du recrutement de 1.000 personnes en CDD, tout en regrettant que l’on ne soit pas allé plus loin. Le financement de la formation des chômeurs de longue durée a rapproché les points de vue du Medef et des syndicats. De même l’exonération de charges sociales pour les Très Petites Entreprises qui emploieraient des jeunes. Enfin l’Etat va participer au financement du chômage partiel, qui jouit désormais d’une faveur importée d’Allemagne.

Ces diverses mesures ne sont pas critiquables en soi. Mais elles participent de ce que l’on appelle le « traitement social » du chômage. Aider les chômeurs ce n’est pas lutter contre le chômage. On soigne les manifestations du mal, on n’attaque pas ses racines. Cette méthode a été initiée par le gouvernement Mauroy en 1981 ; et voici trente ans que les gouvernants successifs y sont fidèles. Ils refusent le traitement économique du chômage, qui consisterait à supprimer les germes du chômage français : manque de fluidité du marché du travail du fait d’un droit social aberrant, obstacles de toutes sortes à la mobilité professionnelle (logement, école, santé), coût du travail artificiellement gonflé par une Sécurité Sociale ruineuse et inefficace, SMIC et indemnités de chômage trop élevés.

Il est vrai que l’on a entendu, à propos de la compétitivité, quelques allusions à la flexibilité et au financement de la protection sociale. Y aurait-il eu quelque lueur de lucidité dans l’esprit de certains des participants ? Ce serait le vrai miracle de ce sommet.

 

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Au sommaire du n°1286 du 23 août 2016


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