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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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« Il ne se dit pas en un siècle une formule aussi éblouissante. Je la tiens pour un trésor plus grand que toute la fortune des Rothschild ».

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Écrit par La rédaction   
Jeudi, 21 Octobre 2004 01:00

Voici une association qui mérite le détour : l’Association pour l’interdiction des véhicules inutilement rapides, l’APIVIR donc. C’est une association très sérieuse, présidée -et créée- par un professeur de la faculté de médecine, très honorablement connu, Claude GOT. Le titre de l’association est en soi tout un programme.

 

Mais elle ne se contente pas d’une action d’information. Elle agit en justice et vient de déposer un recours devant le Conseil d’Etat pour obtenir de brider les moteurs de voitures afin qu’elles ne puissent dépasser 130 kilomètres à l’heure. C’est donc très sérieux. L’APIVIR veut obtenir « l’annulation, pour excès de pouvoir, de la décision du ministre en charge des transports de ne pas limiter la vitesse des véhicules à la construction ».

En effet, le professeur GOT avait adressé en mai un recours gracieux au ministre des transports, Gilles de ROBIEN, lui demandant de fixer par un texte réglementaire « la date à partir de laquelle il sera interdit de délivrer des documents administratifs permettant de mettre en circulation un véhicule dont la vitesse maximale dépasse la valeur la plus élevée sur nos routes, c'est-à-dire 130 Km/h ». Des véhicules pouvant dépasser cette vitesse maximale sont une « aberration » qui « constitue une mise en danger inutile  de la vie des usagers de la route qui n’est conforme ni aux principes fondamentaux de notre droit, ni aux dispositions du code de la route ».

Certes, on comprend très bien qu’une association se soucie des accidents de la route et cherche à les réduire. Encore faudrait-il prouver que la vitesse soit un facteur aggravant, alors qu’on pourrait montrer que des réserves de puissance peuvent être le plus sûr moyen d’éviter un accident. Mais que fait cette association de la responsabilité personnelle et de la liberté de chacun ? Toujours est-il que l’association a donc déposé une requête pour faire annuler ce qu’elle considère comme un rejet de sa demande.

Ce qui est également intéressant dans cette affaire, c’est la réaction du ministre. Certes, il rejette pour l’instant la requête, mais au lieu de répondre non et d‘argumenter sur le fond, il a déclaré dans sa réponse que «  la réglementation technique n’est concevable juridiquement et ne semble efficace politiquement que dans le cadre de l’Union européenne ». Il indiquait que « l’évolution majeure envisageable » dans le cadre européen était d’introduire l’obligation du « limiteur de vitesse modulable sur les voitures particulières ». Bref, comme le souligne Le Monde, M. DE ROBIEN « ajoutait qu’il avait proposé à ses homologues européens de « conduire une réflexion commune » sur la limitation de la vitesse, au moment de la construction, en précisant que la France y était prête ».

Voilà comment peu à peu, avec bien sûr la meilleure bonne volonté du monde, on glisse vers la société totalitaire et vers l’assistanat généralisé. Le meilleur des mondes. L’Etat protecteur, qui vous enlève jusqu’au goût de vivre et l’envie de respirer. Qu’une association propose ce type de mesure, cela fait heureusement partie de la liberté d’expression de chacun. Mais que l’Etat, via le gouvernement, y prête une oreille attentive, cela devrait soulever l’indignation de tous les citoyens soucieux de liberté. Décidemment, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

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