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POUTINE : « BACK IN THE USSR » PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 29 Août 2007 01:00

On se souvient de la célèbre chanson des Beatles, qui ouvre « l’album blanc », première chanson de la première face du premier 33 tours du double album titré The Beatles.

Ce pourrait être aujourd’hui le nouveau slogan de Vladimir POUTINE. Nous l’avions annoncé il y a déjà plusieurs mois. Cette dérive se confirme de jour en jour.

Certes, on était déjà habitué à toutes les atteintes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales : atteinte au droit de propriété, au profit de l’Etat ou des obligés du régime ; atteinte aux droits des opposants, qui se retrouvent en prison, ou en Sibérie et maintenant, ce qui rappelle de tristes souvenirs, en hôpital psychiatrique, comme cela vient d’arriver à une journaliste trop curieuse ; et même assassinats de journalistes indépendants ; refus de reconnaître les droits et l’autonomie des ONG et des associations. Provocations internationales, par exemple à propos du sous-sol de l’Arctique ou avec la reprise des vols de bombardiers stratégiques hors de la Russie. La liste s’allonge chaque jour.

Mais on vient de passer à une nouvelle étape, comme le rapporte longuement Le Figaro sous le titre sans équivoque « POUTINE réhabilite le passé communiste ». Il s’agit d’un « resoviétisation » de l’histoire du pays. Le Figaro parle même, à juste titre, d’un vent « révisionniste ». POUTINE fait en effet dans la nuance, en particulier quand il déclare devant des spécialistes de sciences humaines, que l’histoire de l’URSS avait eu « moins de pages noires que celle des Etats-Unis » et que les répressions staliniennes avaient été « moins terribles » que la guerre au Vietnam.

Et d’en rajouter une couche en disant « nous n’avons pas utilisé d’armes nucléaires contre la population civile » (allusion à Hiroshima) et nous n’avons pas « arrosé d’agents chimiques des milliers de kilomètres carrés » (allusion au Vietnam). Au fond, dit-il, « nos pages noires ne sont pas si terribles ». Bref, ce qu’il faut, c’est « une approche patriotique de l’histoire », un « national-historicisme » en quelque sorte. Où est la période ELTSINE et sa condamnation des millions de morts du communisme ? ELTSINE souhaitait un Nuremberg du communisme. L’ancienne nomenklatura l’avait amené à renoncer. Désormais il n’en est plus question !

POUTINE au contraire s’inscrit dans la continuité et réhabilite l’histoire, toute l’histoire de la Russie, y compris la période de l’URSS. Et, en passant, il en réhabilite les méthodes criminelles. Quant aux manuels d’histoire, comme le montre Le Figaro, ils sont souvent réécrits, ou mieux encore, dans de nombreux cas, on a recours en classe aux manuels de l’époque soviétique. L’histoire est vue du coté de l’Etat, qui ne reconnaît pas de crimes, mais qui ne fait que remporter « des victoires ».

Les fêtes célébrées sont pour le moins suspectes, comme le « jour du tchékiste » (officiers de la police secrète), célébré chaque année avec la participation du président ! STALINE n’est plus vu comme l’auteur de crimes, mais uniquement comme le vainqueur du nazisme. Et POUTINE a installé au Kremlin le buste de Félix DZERJINSKI, fondateur des services secrets communistes. Il faut dire aussi que POUTINE a déclaré que l’effondrement de l’URSS avait été « la plus grande catastrophe du XX° siècle ».

L’art lui-même doit se plier aux nouvelles normes historiques et si les films ne collent pas à l’idéologie patriotique, ils restent en panne. Quand on connaît les beautés de l’art socialiste et des commandes d’Etat, par exemple la beauté des immeubles et des monuments staliniens, on peut être inquiet pour l’avenir de la Russie.

Tout cela n’est pas fait pour rassurer. L’histoire de l’URSS est indissociable de celle de ses crimes. Réhabiliter la période qui commence en 1917, c’est aussi réhabiliter les méthodes de cette période. Les démocraties avaient été faibles avec le nazisme ; elles l’ont été avec le stalinisme ; vont-elles ouvrir les yeux face au tournant que prend la Russie de POUTINE ? Ou vont-elles laisser ce grand pays revenir à l’époque de l’URSS ?

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
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Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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